DYN. DES TSING. MGR TAGLIABUE. TRANSFERT DU PE-TANG
Nouveau palais de l'impèratrice-mère.
surgir lors de la majorité et du mariage de l'empereur. On commença par fermer le fameux pont de marbre ; ce qui gêna la circulation de toute la ville, mais peu importait ; on expropria toutes les familles chinoises en donnant à chacune i5o francs par chambre quelle qu'elle fût. On répara le Tse-koucmg-ko, on construisit une superbe habitation ; bref, on dépensa sans compter.
Tout cela n'était encore rien, la vraie, la seule difficulté sérieuse était le Pé-t'ang; c'était un bien de l'Eglise, et les Chinois le savaient parfaitement ; K'ang-si l'avait donné aux missionnaires, et la France en avait par ses armes obtenu la restitution. Le 7e prince prit l'affaire en mains et chargea le vice-roi Li-houng-tchang de la traiter, lui promettant son appui et lui donnant pleins pouvoirs. On s'adressa d'abord au Pape, qui est le maître de tout bien de missions. Par télégramme, le Pape manda à Rome le plus ancien missionnnaire de Péking, lequel Lui présenta un projet de convention. Le gouvernement chinois promettait de donner aux missionnaires le Si-che-k'ou, nouvel emplacement plus vaste que l'ancien et situé de même dans la ville impériale. Il promettait de plus de donner toutes les sommes nécessaires à la reconstruction des bâtiments. Un édit imprimé dans la Gazette de Péking, ferait connaître à toute la Chine que l'empereur ne chassait point les missionnaires, mais qu'au contraire, forcé par la nécessité, il leur demandait leur établissement, faisant en échange le don impérial d'une autre propriété. La nouvelle église serait décorée sur son fronton des caractères Tche-kien, qui signifient «bâtie par ordre de l'empereur». D'autres articles de moindre importance étaient indiqués; par exemple: le don du musée et des orgues à l'empereur, l'érection de pavillons de couleur jaune-impérial, et de stèles de marbre blanc, pour perpétuer la mémoire de l'échange accompli.
Le projet de convention ne fut pas rédigé sans peine ; ce n'est qu'après de longues
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:::::ra::::e de l'a:;:le nom-OUES de la ville imperiale.
(ANCIEN ET NOUVEAU rL-TANG. )
A Lac du nord. ( Pè-haè. )
B Lac du centre. ( Tchoung-haè )
C Lac du sud. ( Nan-kaè. )
D Emplacement réuni au palais pour faire place aux nouvelles constructions destinées à l'impératricemère ( Si-t'aè-heou J.
E Ancien Pé-t'ang.
F Nouveau Pé-t'ang.
G Tse-kouang-ko.
H Appartements et jardins de l'impératrice-mère.
P P' Murs ouest du palais impérial réservé au souverain.
I Jardins et pagodes du palais.
J Porte Si-hoa-men.
K Pagodes impériales.
L Ou-loung-t'ing, pavillons des cinq dragons.
M Mée-chan et Pè-t'a-sse. pavillons et parc de plaisance.
N Pont de marbre entre le Tchounghaè et le Pè-haè.
O Enceinte de la ville impériale ou ville jaune.
discussions que le vice-roi consentit à laisser la mission dans l'enceinte de la ville impériale. On lui fit comprendre que K'ang-si y ayant placé lui-même les missionnaires, son descendant, Kouaiig-su, ne pouvait moins faire que de les y conserver ; agir autrement, eut été blâmer son aïeul ! Il n'accorda que difficilement un décret
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