‹ PékingChapitre 12 sur 224 · DES TCHEOU TAÈ-KOUNG. TCHEOU-KOUNG. ( 1020 AV. J.-C. ) \J · texte numérisé non relu

DES TCHEOU TAÈ-KOUNG. TCHEOU-KOUNG. ( 1020 AV. J.-C. ) \J

L'histoire nous a conservé le nom de quelques personnages célèbres qui vécurent au temps de Ouen-ouang et de Ou-ouang: le premier est T'aè-koung, qui s'appelait aussi Chang et Lu. Homme simple et sans ambition, il vivait pauvrement du travail de ses mains quand un jour, péchant à la ligne, il trouva, d'après

l'histoire chinoise, une pierre de jade, sur laquelle étaient gravés ces mots : « Tcheou recevra l'ordre du ciel, et Lu sera son ministre. »

Peuaprès,Ouen-ouang, sur le point de partir à la chasse, consulta les sorts afin de savoir s'il y serait heureux.

Les sorts répondirent qu'il ne trouverait ni tigre, ni léopard, ni ours, ni dragon, mais bien un sage capable d'être ministre d'un grand prince. Ouenouang rencontra T'aèkoung et, charmé de sa sagesse , il le fit monter sur son char, le prit pour conseiller et enfin pour premier ministre. T'aè-koung contribua puissamment à l'élévation de la dynastie et, pour prix de ses éminents services, il reçut le titre de

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ICiang-t'aè-koung. ( Ouan-siao-t'an. )

Koung. Il a laissé plusieurs ouvrages sur l'art de la guerre et sur la manière de bien gouverner ; ses œuvres sont encore estimées aujourd'hui.

Le second personnage remarquable de cette dynastie fut Tcheou-koung, propre frère cadet de Ou-ouang. Lorsque celui-ci monta sur le trône, il choisit Tcheou-koung pour premier ministre, charge qu'il occupa ensuite sous Tch'eng-ouang devenu empereur après la mort de Ou-ouang son père. — Mfe.

Tcheou-koung, chargé de la régence, montra pour le jeune empereur, son neveu, une inviolable fidélité et une abnégation à toute épreuve. Il avait un fils nommé Pé-kin, qu'il éleva avec le plus grand soin ; ce jeune homme suivait les leçons données par Tcheoukoung à l'héritier présomptif de la couronne, et, lorsque celui-ci faisait quelque faute, c'est Pé-kin qui était puni, sous prétexte que sans son mauvais exemple le prince n'aurait point failli.

Cet usage est encore conservé aujourd'hui par les précepteurs impériaux. — Lorsque Pé-kin, devenu grand, fut chargé par l'empereur du gouvernement de la petite principauté de Lou, son père lui donna les plus sages ™""-*°»»g- (Ouan-siao-ïzn.)

instructions ; elles nous ont été conservées : « Allez, mon fils, gouverner les peuples « que l'empereur vous a confiés ; soyez leur ami plutôt que leur maître ; leur père, « plutôt que leur chef; que leurs intérêts soient les vôtres ; que votre principale occu- « pation soit de leur rendre la justice, et qu'ils puissent facilement vous aborder : vous « savez ce que j'ai fait ; imitez mon exemple et votre peuple sera heureux. » C'est grâce aux sages règlements de Tcheou-koung que la dynastie des Tcheou est redevable

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