‹ PékingChapitre 127 sur 224 · AVE MARIA · texte numérisé non relu

AVE MARIA

Stèle de Mgr Tagliabue.

des raffinements de cruauté inouïe ; le total des victimes s'éleva à près de 800. Le gouvernement central prit aussitôt des mesures pour arrêter les massacres et dompter en même temps une rébellion civile qui avait éclaté dans la partie nord de la Mongolie. Par décret impérial, le vice-roi Li-houngtchang fut désigné ; il ne perdit pas de temps ; on lui fit connaître, sur sa demande, le lieu exact des chrétientés ; on lui donna une carte religieuse du pays, et en quelques jours, ses meilleures troupes, cavalerie et infanterie, étaient disposées ; elles fermèrent la route aux Tsaè-li-ti et empêchèrent tout nouveau désastre en tenant garnison dans les principales chrétientés et dans la résidence de l'évêque. Les troupes du vice-roi vainquirent aussi les rebelles, et leur victoire arrêta une révolution qui eut pu avoir les plus graves conséquences pour Péking, et même pour la dynastie. Aussi l'empereur adressa-t-il au peuple un décret en l'honneur de Li-houng-tchang, décret qui contenait le passage suivant : « Nous ne pouvons que donner les plus grandes louanges au viceroi, Li-houng-tchang Nous ordonnons

donc au tribunal des Rites de délibérer sur la manière de le récompenser... Quant aux mandarins coupables, ils devront être punis sévèrement et sont dignes des plus grands châtiments, pour avoir été cause par leur incurie de l'incendie, de la destruction i des églises de la Religion (chrétienne) et de tant d'hommes tués par les révoltés. »

Depuis plusieurs années, les Lazaristes avaient ouvert un collège à Tien-tsin pour les Européens, et un autre à Péking où de jeunes chinois commençaient l'étude du

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