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PALAIS DES ELEPHANTS

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5° KOUNG-YUEN, salle d'examens. — Cet édifice fut bâti par Young-lo et renferme, outre de magnifiques palais, dix mille chambres pour les lettrés. C'est là que les bacheliers reçus dans leurs provinces respectives, doivent venir concourir en vue d'obtenir le haut grade de Kiu-jen et Kin-che. Tous les trois ans, ils arrivent au nombre de cinq ou six mille ; on donne à chacun une chambre où il travaille pendant un jour et deux nuits, sans communiquer avec personne et se nourrissant de petits gâteaux secs apportés du dehors ; il ne peut = avoir aucun manuscrit. Au sortir de =; cette cellule, il remet sa composition ^= qui est examinée par les hauts man- |=-I —

darins désignés. Les cours sont déco- E=ï L

rées de superbes stèles en marbre et

un pavillon occupe le milieu ; il est

consacré à Confucius. Le Koung-

yuen est placé à l'est de la ville, àjg

1 5oo mètres de l'observatoire. palais des éléphants.

6° CHE-KIA-HAE. — Les Ming qui habitaient Nanking, en arrivant dans leur nouvelle capitale du nord, regrettèrent leurs rizières, leurs lacs de nénuphars, leurs splendides eaux du sud ; ils voulurent en revoir l'image, et creusèrent le Che-kia-haè. Cette espèce de lac se trouve en dehors de la porte Heou-tnen, il est fort étendu. Encore aujourd'hui on y voit des rizières, et en été de magnifiques nénuphars blancs et roses ; l'eau y arrive de la montagne Yu-ts'iueii-chan, elle y entre au moyen d'une écluse pratiquée sous les murs de la ville impériale. A l'ouest se trouve une belle pagode, le Loung-hoa-miao, avec une foule de temples plus petits aux alentours ; ils ont été bâtis par San-tsang-che , mandarin du Chen-si ; c'est sous le règne de l'empereur Ouan-li des Ming que tout fut terminé.

7° SIANG-FANG-TSE, palais des éléphants. — Les empereurs, à certaines époques de Tannée, par exemple pour aller au Temple du Ciel, devaient monter sur un char traîné par des éléphants. L'empereur Hoimg-tche des Ming construisit pour ces animaux un palais en dehors de la porte Choim-tche-men ; sous cette dynastie, ils étaient fort nombreux, mais peu à peu leur nombre a été fixé définitivement à six. Ils venaient de la Birmanie ou de l'Annam par la province du Yun-nan. Le char impérial était superbe et les éléphants couverts d'étoffes précieuses ; on voit encore cette grande machine devenue inutile ! un mandarin spécial était chargé de soigner les éléphants et de les mener baigner. Un certain jour, il y a environ 14 ans, un éléphant mal apprivoisé

causa des accidents ; en passant dans une rue, il saisit une vieille femme sourde et la jeta par-dessus les toits ; un peu plus loin, il entoura de sa trompe une voiture traînée par un âne et lança le tout dans une boutique ; c'est depuis lors qu'on ne se sert plus d'éléphants et qu'ils ne sortent plus ; on assure même que la coutume d'atteler ces animaux au char impérial étant tombée en désuétude, on ne fera plus venir d'autres éléphants à Péking.

Lt grand tambour du Kou-leou.

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