‹ PékingChapitre 139 sur 224 · IL S · texte numérisé non relu

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I. Ta-kao-tien. temple du ciel, temple de l'agriculture, temple des lamas, kouang-

MING-TIEN. FA-YUEN-SSE. LOUNG-FOU-SSE. HOU-KOUO-SSE. t'oU-TI-MIAO. PAO-KOUO- SSE. YOUNG-HO-KOUNG. — II. INSTRUMENTS DE L'OBSERVATOIRE.

^L existe dans Péking un nombre considérable de pagodes ; certains auteurs affirment qu'il y en a plus de dix mille, quelques-unes sont vraiment remarquables par leur grandeur et leur richesse ; presque toutes ont été construites sous les Yuen et surtout sous les Ming. Elles sont desservies par des bonzes, des Tao-che ou des lamas. L'empereur se rend indistinctement dans chacune.

1° TA-KAO-TIEN. — Lorsqu'on se place à l'angle nord-ouest du palais, on voit directement au nord et immédiatement après le fossé, une superbe pagode couverte en tuiles jaunes, avec un portique imposant, c'est le Ta-kao-tien ; il a été construit par l'empereur Kia-king des Ming, et les empereurs Young-tcheng et K'ien-loung y ont fait de nombreux embellissements. A l'entrée se trouvent deux pavillons d'une architecture fort curieuse ; c'est une agglomération de quatre ou cinq toitures en tuiles jaunes enchevêtrées les unes dans les autres. Dans cette pagode ne logent ni bonzes ni lamas ; ces derniers s'y rendent à jours fixes avec l'empereur pour demander, selon l'occurrence, la pluie, la neige ou le beau temps ; Fo y est adoré et on lui brûle des bâtonnets odorants.

Porte d'entrée du Temple du Ciel.

2° T'IEN-T'AN, temple du ciel. — Au sud-est de la ville chinoise ou Ouaè-tch'eng, on rencontre le Temple du Ciel. C'est un immense enclos qui mesure b-]5o mètres de pourtour. Du côté sud, le mur est carré et a trois grandes portes ; du côté Est et ouest, une seule entrée ; au nord la muraille est arrondie en demi-lune et n'a pas d'ouverture. Ce temple a été bâti par l'empereur Young-lo des Ming, la 18e année de son règne ; on y adorait dans les premiers temps le Ciel et la Terre ; mais il ne fut bientôt consacré qu'au Ciel seul. L'empereur K'ien-loung l'a orné et réparé complètement la 18e année de son règne.

Plusieurs enceintes divisent ce grand emplacement ; on le visitait facilement il y a quelques années, moyennant une petite redevance donnée à chaque porte ; aujourd'hui, on n'y pénètre plus, même à prix d'argent ; des trois esplanades rondes en marbre blanc, élevées de 14 marches et entourées de balustrades bien travaillées, la première mesure 25o pieds, la deuxième 232, la troisième 216 seulement; le grand temple entouré de nouvelles balustrades se nomme Tsi-nien-tien ; il est circulaire et couronné de trois toitures superposées, en tuiles bleues, une boule dorée les surmonte ; son diamètre est de 70 pieds à la base. On y voit des colonnes magnifiques, et peintes ainsi que les poutres qui apparaissent, car il n'y a aucun plafond ; au milieu est placé un trône pour l'empereur ; il n'y a pas d'idoles, mais, quand on doit faire les cérémonies, on y transporte la tablette du Ciel qui est conservée dans un autre local. Près du temple sont disposées plusieurs fournaises où l'on brûle du papier, des holocaustes : cerfs, bœufs et autres animaux offerts au Ciel. L'une de ces fournaises est en maçonnerie, cinq sont en fer ressemblant à d'immenses braseros. L'empereur se rend au temple trois fois l'an, pour adorer le Ciel et lui rendre compte de son administration ; il fait trois génuflexions et neuf adorations sur la grande esplanade décorée pour la cérémonie ; cinq de ses principaux ancêtres y assistent (en effigie) ainsi que les princes et les hauts mandarins. La première cérémonie nommée Kiao-t'ien, se fait à l'entrée de l'hiver, pour rendre compte. La seconde Teu-sin, à la première lune, pour recevoir la

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