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UNE RUE MARCHAND

LOUNG-FOU-SSE. — HOU-KOUO-SSE. — TOU-TI-MIAO. — PAO-KOUO-SSE. j6l

élevée pour conserver les prétendues reliques de la déesse Kouan-iin ; d'après une légende, on découvrit en creusant la terre une caisse en pierre contenant un vase d'or, dans ce vase étaient renfermés les ossements de la déesse. Actuellement cette pagode tombe en ruines.

7° LOUNG-FOU-SSE. — Cette pagode, en assez mauvais état aujourd'hui, se trouve dans la partie Est de la p ville tartare ; l'empereur Kingt'aè des Mittg en est le fondateur. Elle comprend cinq cours et autant de pavillons fort riches ; on y adore Fo et la déesse Kouan-iin. Autrefois, sous les Ming, elle était desservie par de nombreux bonzes ; aujourd'hui, il n'y a plus que quelques gardiens. Depuis Youngtcheng, elle sert à une foire qui se tient les 9, 10; 19,20; 29, 3o de chaque mois.

8° HOU-KOUO-SSE.— Cette pagode est située à l'ouest de la ville tartare, vis-à-vis de la précédente ; sous les Yuen, elle se nommait Tchoung-kouo-sse et n'a pris sa nouvelle dénomination que sous les Ming ; c'est l'empereur Tcheng-hou de cette dynastie qui l'a construite. On y adore Fo, et sous les Ming les bonzes la desservaient, actuellement ce sont les lamas ; elle ûiesse Kouan-iin sur les feuille* du loius <Xireher>compte quatre cours, quatre grands pavillons et deux petites tours sur le devant. Comme la précédente, elle est utilisée pour une foire qui se tient les 7,8; 17, 18527 et 28 de chaque mois.

90 T'OU-TI-MIAO, pagode du génie local. — Ce temple est placé à l'ouest de la ville chinoise, près de la porte Tchang-i-men ; il existait déjà avant les Ming, mais

sous Ouan-li, la reine-mère le rebâtit complètement à l'occasion d'un vœu qu'elle avait fait pour obtenir la guérison de ses yeux malades. On n'y adore point Fo, car le temple appartient aux Tao-che, qui y rendent leur culte à Lao-Uiun ou Lao-tse le grand philosophe ; une foire s'y tient les 3,l3 et 23 de chaque mois.

10" PAO-KOUO-SSE.— Cette pagode située non loin de la précédente fut bâtie

sous les Lcao ; elle est une des plus anciennes de Péking. L'impératrice Tchao-t'aè-heou, de la dynastie des Ming, la reconstruisit à neuf pour son frère qui était bonze ; elle se nommait alors Tse-jensse. On y adore la déesse Kouan-iin, dont l'image d'un pied de haut est en porcelaine flambée ; elle est regardée comme quasi miraculeuse ; sa couronne brille, dit-on, comme si elle était de pierreries, les habits eux-mêmes changeaient de couleur.

Kouan-iin tient une roue à la main, ce n'est point cependant la déesse de la fortune, on lui donne le nom de la

Déesse Kouan-iin (Pè-fang). boiUlQ MÙfL'. On Voit

des statues fort curieuses de cette divinité; l'une d'elles représente une femme assise, les cheveux disposés comme chez les jeunes filles non mariées, tenant un enfant mâle entre ses bras et foulant sous ses pieds un dragon ; à sa gauche, une colombe ; à sa <! »ite, un vase avec une fleur ou un livre. Comment ne pas supposer une réminiscence t!' la Vierge Marie, en voyant ces emblèmes accompagner presque toutes les statues de Kouan-iin !

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