‹ PékingChapitre 146 sur 224 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

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I. Temple de la grande cloche, ou-t'a-sse. pa-li-tchouang. temple de la terre.

TEMPLE DE LA LUNE. TEMPLE DU SOLEIL. POUO-YUN-KOUAN. TIEN-N1NG-SSE. HOANG-SSE. Pl-YUN-SSE. YU-Ts'lUEN-CHAN. OUO-FO-SSE. KIÈ-t'aÈ-SSE. PA-t"a-TCh'oU. — II. YuEN- M1NG-YUEN. CANAL IMPÉRIAL. PONT DE LOUO-KOUO-k'iAO. SÉPULTURE DES MING.

ANS les environs de Péking, on rencontre un grand nombre de pagodes.

1° TA-TCHOUNG-SSE, temple de la grande cloche. — Cette pagode a été construite la i Ie année de Young-tcheng, mais la fameuse cloche date de la dynastie des Ming. Ce temple est situé à quelques //' en dehors de la porte Si-tche-men ; son vrai nom est Kiao-cheng-sse. L'empereur Youtiglo avait fait fondre une dizaine de grosses cloches en bronze, la seule qui existe encore est dans cette pagode, qui a été bâtie pour l'y placer. En sortant de Han-king-tchang, la fonderie de Péking, cette cloche fut d'abord transportée à la pagode Ouancheou-sse, et la 8e année de K'ien-loung on la plaça définitivement à Ta-tchoung-sse. D'après les auteurs chinois, elle mesure 1 7 pieds de haut, 1 2 de diamètre et 8 pouces d'épaisseur à la base, ces mesures paraissent exactes ; elle est en beau bronze et pèse 87.000 livres de 16 onces, soit environ 5o.ooo kilogrammes. Au dehors et au dedans est gravée en caractères très fins et très nets, la transcription du Hoa-ien-king 1 livre de

prières bouddhiques), pour cette raison la cloche se nomme Hoa-ien-tchoung. Elle n'a point de battant, mais une poutre en bois est suspendue pour la frapper, ce qui ne doit se faire régulièrement que sur l'ordre impérial ; elle est supportée par un échafaudage de poutres énormes, et n'a, ce X semble, jamais été soulevée au-des-

sus du sol ; on a creusé par-dessous, une excavation, et son rebord inférieur est de niveau avec le pavé de la pagode. Ce rebord n'est point relevé comme dans les cloches d'Europe, il est presque sur la même ligne que le corps de la cloche ; les anses sont finement sculptées ; l'année de la fonte et le nom de l'empereur sont gravés sur une plaque spéciale adhérente. Les bonzes desservant cette pagode reçoivent bien les visiteurs, même européens. A certains jours de l'année, les Chinois y vont en pèlerinage, comme dans presque tous les autres temples.

2° OU-T'A-SSE.— Un bonze venu de l'Inde ayant prié l'empereur Tcheng-hoa, des Ming, de construire une pagode pour y placer les cinq statues de Bouddha qu'il avait apportées, ce souverain, la 9e année de son règne, édifia le Ou-t'a-sse à 5 li de la porte Si-tche-men. Il fut plus Grande chehe ( Ta-tchoung-sse ). tard réparé sous K't'en-lontig. La

iorme indienne y est très accentuée, et les sculptures du soubassement sont remarquables. 3° PA-LI-TCHOUANG. — A 8 li en dehors du P'ing-tse-men, on aperçoit une belle tour, c'est celle de Pa-li-tchouang. Sous les Ming, l'impératrice Tse-chen-t'aè-heou fit construire le temple et la tour à ses frais, et y plaça une inscription de sa composition. La tour de i3 étages est sur un beau socle en marbre ; les étages sont en briques, surmontés d'un gracieux toit et d'une boule. Selon les livres chinois, cette tour

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