PA-LI-TCHOUANG. TI-TAN
POUO-YUN-KOUAN.
s'élève jusqu'aux nuages; dans un pays plat comme celui de Péking, elle s'aperçoit à 20 kilomètres. On adorait dans cette pagode une déesse en or massif d'un pied de haut seulement, on la nommait : La Kouan-iin aux neuf fleurs de lotus, Kiou-lien Kouan-iin-poussa. Aujourd'hui, il ne reste plus que la tour ; les bonzes mal payés se sont entendus, il y a une dizaine d'années, avec les tribunaux de Péking, et ont démoli les bâtiments pour en vendre le bois, puis ont émigré chacun de leur côté, laissant à
deux vieux bonzes les pierres et les briques !
40 TI-T'AN, temple de la terre. — Ce temple est situé au nord de la porte A1 ' gan-ting-men ; il a été rebâti la g0 année de Kia-king des Ming, car il existait déjà du temps des Yuen. Il mesure 1476™ de tour, et son autel ( T'an ) a 494 pieds en carré ; il est entouré d'un fossé rempli d'eau, de 8 pieds de large sur 6 de profondeur. Cet autel regarde le nord et a 2 étages, dont le premier a 100 pieds de long, le second 60 ; l'escalier qui y donne accès est composé de 8 marches en marbre blanc ; l'empereur a dans l'enceinte un palais de 5o pieds de long, couvert de tuiles jaunes, où il se prépare pour les cérémonies. Au commencement de l'été, le jour appelé Sia-je, l'empereur doit s'y rendre Tour de Pa-U-tchouang. pour le sacrifice, la tablette est en bois doré ; comme
dans le Temple du Ciel, on y immole différents animaux, et les grands mandarins assistent le souverain, qui préside lui-même.
5° YUÈ-T'AN, temple de la lune. — Ce temple en dehors de la porte P'ing-tsetnen, vers le sud, a été bâti par Kia-king des Ming, la 9e année de son règne ; l'autel a 40 pieds carrés et n'est élevé que de 4 pieds '/ii il est dallé en briques carrées recouvertes d'un vernis blanc ; l'emplacement n'est pas très étendu. L'empereur y a son pavillon et y sacrifie un bœuf blanc avec des offrandes blanches : des jades, des perles, des pièces de soie. La tablette de la lune est jaune, avec des caractères blancs ; une cloche abritée par un kiosque sonne au moment du rite.
6° JE-T'AN, temple du soleil. — Ce temple est à 3 li de la porte Ts'i-hoa-men ; le terrain mesure 810 pieds de côté ; c'est aussi l'empereur Kia-king qui l'a construit la même année que le précédent. A l'équinoxe du printemps, l'empereur y va adorer le soleil, ou plutôt sa tablette qui est dorée, avec des caractères rouges ; il immole un bœuf rouge et fait des offrandes rouges : pièces de soie et pierres précieuses. 7° POUO-YUN-KOUAN. — Ce temple, situé à 1 li de la porte Si-pien-men, est des-
servi par des Tao-che qui vénèrent Yu-hoang, disciple de Lao-tse. Il a été bâti par les Yuen et portait alors le nom de T'aè-ki-koung ; depuis longtemps, l'empereur n'y va plus, les princes seuls s*y rendent pour faire des offrandes, Le 19 de la Ie lune, la
fête principale y attire une foule de gens plus ou moins religieux.
Sous un petit pont en marbre qui se trouve dans la pagode, est suspendue une immense sapèque en bronze ; tous les pèlerins essayent de la frapper en lançant d'autres sapèques ; cette monnaie tombe à terre et devient le profit du bonze.
Celui qui atteint la grande sapèque croit sa fortune assurée !
8° T'IEN-NING- SSE. — En dehors de la porte Tchangi-men, on aperçoit une haute tour, c'est celle de ce temple, qui a été construit sous la dynastie des T'ang. Une pierre sonore y est conservée et vient, dit-on, des Han. Les Sont ont commencé la tour qui a été achevée par leurs successeurs ; on lui donne 100 pieds d'élévation ; le soubassement est octogone, et chaque face mesure seulement 4 pieds. Le 8 de chaque mois on allumait 160 lampes devant l'autel de Fo qui y est adoré. La tour a 12 étages, dont les ornements portaient jadis 3400 clochettes qui toutes ont disparu ; cependant la tour s'est conservée en assez bon état.
q° HOANG-SSE. — Ce temple est près de la porte N gan-ting-men ; il est composé en réalité de deux temples : celui de l'est Toung-hoang-sse, et celui de l'ouest Si-hoatigsse. Autrefois se trouvait au même endroit une pagode appelée Pou-king, et c'est la