YU-TS IUEN-CHAN. OUO-FO-SSE
et le palais T'ien-ouang-tien, puis un arc de triomphe en marbre, ensuite trois grands pavillons nommés: Si-fang-ki-lo-che-kiè, Ngo-mito-fo et Ngan-yang-tao-chang. Enfin on arrive à la tour, près de laquelle l'eau d'une source très abondante s'écoule avec violence ; cette source jointe à d'autres alimente les lacs, les maisons de plaisance et les palais impériaux.
11° YU-TS'IUEN-CHAN.— Une belle route réservée au souverain unit ce temple au précédent, dont il n'est pas très éloigné ; on peut aller en une heure de l'un à l'autre. Sous la dynastie des King, l'empereur Tchang-tsoung construisit sur cette montagne un palais nommé Fou-joun-kien ; il fit disposer des jardins, des grottes d'où sortaient des eaux magnifiques. Les Ming augmentèrent encore les constructions ; K'ang-si les termina définitivement et nomma ce palais King-ming-yuen , puis il construisit plusieurs pagodes, dont voici la nomenclature : i° Cheng-yen-sse, où Fo est adoré; 20 Jen-ynkoutig, où l'on vénère l'esprit de la montagne ; 3° Yu-tcheng-pao-tien, confié aux Tao-che qui y adorent leur fameux Yu-hoang ; enfin 40 T'aèkiun-leou, pavillon très élevé à plusieurs étages. C'est après ce dernier monument que commence la route dallée qui conduit à Pi-yiïn-sse. Dans ces lieux s'élèvent trois charmantes tours, l'une en briques grises, l'autre en pierre, la troisième en briques vernissées du travail le plus soigné ; la photographie seule peut donner une idée de cette si élégante tour encore bien conservée. Une fontaine des plus abondantes jaillit à environ 40 centimètres au-dessus du sol ; ses eaux se mêlent, au sortir de la pagode, avec celles de la source dont il a été parlé précédemment, puis
Tour de Yu-ts'iutn-ehan.
ffan-siang-tse et La.n-ts'ai-ho (Immortels ), Temple des Tao-che*
se divisent en deux ruisseaux limpides, dont l'un coule vers le sud-est, l'autre vers le sud-ouest. Cette eau alimentait les jeux hydrauliques du Yuen-ming-yuen ; elle alimente encore aujourd'hui les lacs des palais impériaux hors de la ville, puis, arrivée à la porte Si-tche-men, entre dans Péking, remplit les rizières et lacs du Che-kia-haè, pénètre dans les lacs des San-haè et va se jeter dans les fossés au sud des murailles ; quand l'eau est trop abondante, le surplus se déverse dans le petit canal qui va se joindre au Pè-ho, près de la ville de T'oung-tcheou. Il faudrait bien peu de travail pour utiliser ces eaux excellentes, et doter Péking de bornes-fontaines ; personne ne s'en occupe, l'on continue à boire en ville l'eau des puits, eau saumàtre, nitreuse et très nuisible à la santé. Ajoutons que le peuple chinois ne buvant que du thé, l'eau est toujours bouillie, et par là moins malsaine.
12° OUO-FO-SSE, le fo couché. — Au nord-ouest de Pi-yiin-sse, à environ 8 kilomètres, une belle pagode a été construite sous les T'ang; on l'appelait alors Touo-