‹ PékingChapitre 15 sur 224 · DYN. DES TCHEOU. MOUNG-TSE ( }J2 AV. J.-C · texte numérisé non relu

DYN. DES TCHEOU. MOUNG-TSE ( }J2 AV. J.-C

cette même ville on voit une très belle statue de Confucius placée dans une pagode remarquable qui lui a été consacrée. La gravure l page 24) est tirée de l'ouvrage chinois K'iuù-li-tche, Mémoires sur la patrie du célèbre philosophe. On peut visiter à Péking le temple de Confucius et son superbe portique ; il est situé près de la salle des Examens littéraires.

Moung-tse naquit dans le petit royaume de Tsou, dans le Chan-toung, au commencement du ive siècle avant Jésus-Christ.

Il était contemporain de Socrate et d'Aristote. Son père se nommait Ki-koung-y, et sa mère Tchang-chc. Moung-tse est l'auteur du fameux livre classique qui porte son nom, et sa doctrine ne diffère de celle de Confucius que dans la manière de l'énoncer et de l'expliquer. On le représente comme un homme sévère, d'un port grave et majestueux. Il mourut à l'âge de 84 ans. Sa mémoire est honorée presque à l'égal de celle de Confucius, et dans les pagodes dédiées à ce philosophe I Ouen-miao ), son image se trouve au premier rang. Il est un des grands assesseurs de Confucius qui portent le titre de Ya-cheng, ou saints du second degré.

Nous ne saurions mieux terminer ce chapitre, qu'en donnant quelques extraits du P. Kircher (chine illustrée, 3e partie, chap. 1. De l'idolâtrie des Chinois).

« Les Chinois font mention de trois sortes de sectes : La première est celle des savants, la seconde celle de Sciaguia ( le

Moung-tse. ( Ouan-siao-t'an. )

bouddhisme), et la troisième celle de Lan\u ( Lao-ise ) ; voilà les trois différentes religions qui sont reçues des Chinois, et généralement de tous les peuples voisins. La véritable secte des savants de la Chine, qui est très ancienne dans cet empire, a le

gouvernement de l'État, parce qu'elle est la mieux fournie de livres, et la plus estimée de toutes les autres. Celle-ci reconnaît pour son auteur un certain Confucius qu'ils estiment être un prince philosophe. Voici comme en parle Trigautius dans son Expédition chrétienne dans la Chine : « Ils ( les «Chinois) assurent que l'office de sacrifier au « Roi du Ciel, et de lui rendre les honneurs « dus à la divinité n'appartient qu'à la suprême « dignité de l'empire : et c'est pour ce sujet, « sans doute, qu'il y a deux temples magnifiques « dans les deux villes principales de son Etat, « savoir, dans celle de Nan-king et de Pé-king, « dont l'un est dédié au Ciel, et le second à la « Terre ; c'était dans ceux-ci que le roi sacrifiait

Taoïsme.

Statue de Kouan-iu, dieu de la Guerre.

Porcelaine san-tsaé K'ang-si.

(COLLECTION GRAND1DILR. )

Confucianisme.

Confucius tenant la tablette.

« autrefois en personne, et ce sont ceux-là « mêmes, dans lesquels on voit de très gra- « ves magistrats, qui y font l'office de « sacrificateurs, et y présentent au Ciel et « à la Terre grand nombre de bœufs et de « moutons en sacrifices, avec des cérémo- « nies extraordinaires. Enfin, comme les « lois ordonnent qu'il n'y aura point de « ville qui n'ait un temple dédié à ce Dieu « Confucius, que je viens de nommer, il « arrive aussi que les savants, qui le re-

CONFUCIANISME.

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