‹ PékingChapitre 155 sur 224 · Ts'ing-ho · texte numérisé non relu

Ts'ing-ho

- 25. Si-chan. —

C C'Ki-ho.— D D' Ts'ing-ho.—

tion. SOUS les pre- iu. — 18. Pée-sin-ngan. — 19. Pa-li-tchouang.— 20. Pa-pao-chan. -

miers empereurs 22' Toung-,cneou- — 23- Tchang-kia-ouan. — 24. Parc impérial.

" 26. Lou-keou-k'iao. — A A' Pé-ho. — BB' Cha-ho

des Mitlg, on en- E E' Canal des Kin. — F F' Houn-ho. — G G' Léang-choui-ho. — H H' Canal de

terrait vivantes T'oung-tcheou. — I 1' Route en pierre. — J J' Route en pierre. — K. Echelle de 20 li-

avec le cercueil impérial, les femmes et concubines que le souverain avait le plus affectionnées. L'empereur Iing-tsoung défendit de continuer cet usage barbare, et on n'enterra plus ces femmes qu'après leur mort. Mais comment amener les cercueils aux côtés du tombeau impérial, quand il est absolument défendu de suivre la route réservée au seul empereur ? On éluda la difficulté en creusant un puits loin de la sépulture

et en atteignant celle-ci par voie souterraine ; les souterrains existent encore.

HAÈ-TSE, parc de chasse. — Si l'on sort de la ville chinoise par la porte du sud médiane, on ne tarde pas à rencontrer une immense enceinte en assez mauvais état, c'est le parc impérial de chasse ; il n'est pas très difficile d'y pénétrer, mais rien n'y existe plus de bien curieux. Autrefois ce parc, qui n'a pas moins de 80 kilomètres de tour, renfermait des animaux de toute espèce : cerfs, daims, chevreuils et le fameux Sse-pou-siang ( Elaphurus Davidianus). Ces animaux trouvaient là de beaux pâturages, une eau courante, limpide et se multipliaient en liberté. Il y a seulement trente ans, on voyait encore là de nombreux troupeaux d'élégants cervidés, qui se laissaient approcher de près, protégés par la loi portant peine de mort contre celui qui oserait en tuer un seul. Aujourd'hui, l'empereur n'allant plus chasser, le parc est presque abandonné, et les quelques soldats qui le gardent se font agriculteurs ; les murs dégradés par les pluies ont laissé échapper une bonne partie des animaux, dont les hommes des campagnes environnantes ont fait leur profit. Enfin, pendant la guerre sino-japonaise, les 3o.ooo hommes campés dans ce vaste enclos ont fait main basse sans scrupule sur tout le gros gibier. Une chose que Ton ne saurait trop déplorer, c'est la disparition du superbe Sse-pou-siang; il n'en reste plus un seul et la race va probablement s'éteindre, à moins que les rares individus échappés ne se soient réfugiés dans les hautes montagnes de l'ouest, comme quelques chinois l'ont affirmé.

I. L'empereur, les princesses, les eunuques, sépulture impériale. — II. Les ministères : INTÉRIEUR, FINANCES, CÉRÉMONIES, GUERRE, JUSTICE, TRAVAUX PUBLICS. LE TSOUNG-JEN-FOU. LE NÉE-OU-FOU. LE TOU-TCH'a-YUEN. LE NÉE-KO . LE K1UN-KI-

tchou. — III. Le tsoung-li yamen. les légations. — IV. L'armée chinoise.

IRON cinq à six mille personnes demeurent dans l'intérieur du palais impérial ; c'est une véritable ville. Les dames du palais, les femmes du second rang, les servantes, les eunuques, chacun y possède une habitation spéciale. Pour recruter tout ce personnel, l'impératrice-mère, à des époques déterminées, fait assembler les jeunes filles appartenant aux familles tartares, et choisit celles qui lui paraissent aptes au service qu'elle leur destine. Sont-elles agréées du souverain, les honneurs et la richesse seront leur partage ; ne plaisent-elles pas, on les reléguera dans de petits appartements où elles ne recevront que le strict nécessaire et seront méprisées, souvent même maltraitées par les eunuques ; dans tous les cas, elles sont pour la vie confinées dans le palais. Beaucoup d'entre elles meurent très jeunes ; quelques-unes atteignent la vieillesse, et dernièrement encore on a enterré une princesse dont l'entrée au palais datait de l'empereur Tao-kouang. L'impératrice-mère choisit aussi d'autres jeunes filles tartares

Palais impérial d'après une ancienne gravure.

pour son service et celui des impératrices et dames du palais ; ce sont de simples servantes qui après un temps donné retourneront dans leur famille. En général, ces jeunes personnes ont beaucoup à souffrir ; c'est toujours à genoux qu'elles doivent présenter à toute heure du jour et de la nuit ce dont on a besoin ; l'humeur variable des dames du palais rend leurs fonctions bien pénibles, et aux moindres fautes les mauvais traitements ne leur sont pas épargnés.

La presque totalité des eunuques, qui sont plus de sept mille à Péking, réside dans le palais ou aux environs. Bien peu le sont de naissance ; l'ambition ou l'avarice des parents sont très souvent la cause de leur recrutement toujours facile ; cependant quelques jeunes gens, même après l'âge de vingt ans, se condamnent eux-mêmes à de douloureux sacrifices, dans l'espoir d'arriver aux honneurs et à la richesse. Toutes ces espérances sont bien souvent trompées ; les eunuques, en général, mènent une vie misérable, et si quelques-uns ont une haute position à la cour, tous les autres y remplissent les fonctions les plus infimes. Les chefs, tout spécialement le premier eunuque de l'empereur et de l'impératrice, sont très redoutés des mandarins ; si ces derniers veulent avoir accès auprès du souverain pour lui offrir des présents, ils doivent d'abord payer ces eunuques, qui exigent souvent des sommes énormes ; dernièrement un haut fonctionnaire a dû verser pour ce fait 5o.ooo francs à chacun d'eux !

Un tribunal spécial est chargé des eunuques qu'il doit surveiller, examiner, contrôler, punir ; c'est encore à ce tribunal que les parents doivent s'adresser s'il veulent enterrer le défunt au complet ; cet enterrement leur coûte souvent fort cher.

L'empereur est astreint à de sévères règlements lorsqu'il réside au palais, ce qui explique pourquoi les souverains n'y passaient autrefois que quelques mois de l'année, et pourquoi ceux du temps présent désirent reconstruire le palais d'été pour y demeurer. En effet, lorsque l'empereur est à Péking, il se lève chaque jour à deux

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