LES ENFANTS TROUVES
traîné par un bœuf, ne parcourait plusieurs fois le jour les différents quartiers de la ville, pour recueillir les enfants morts. Parmi eux, il s'en rencontre quelquefois de vivants ; un enfant est malade, rachitique, boiteux, bossu, le Chinois, moins sensible à l'affection paternelle que l'européen, ne se fait pas scrupule de le compter déjà comme mort et de l'abandonner. Une faute difficile à cacher, une trop nombreuse famille, une pauvreté extrême sont autant de prétextes pour se débarrasser des enfants ; les neuf dixièmes sont des filles, il est rare qu'on abandonne un garçon, lequel pourra plus tard aider ses parents et perpétuer leur nom. Ces enfants trouvés ont tous beaucoup souffert de la faim, du froid, des mauvais traitements ; aussi la mortalité est-elle d'environ 5o pour ioo, dans le premier mois ; le gouvernement chinois ouvre à ces enfants des crèches et des orphelinats ; ces établissements produisent peu de bien, malgré la somme allouée, qui reste en majeure partie dans les mains des administrateurs ; de j= I plus, ces habitations sont malsaines, privées L
d'air et Sans aUCUne propreté. Il n'en est pas Église de l'orphelinat de la Sainte-Enfanee
ainsi des établissements de la Sainte-Enfance
à Cha-la-eul, près Péking.
Hlutttllllll
lllilni Ui.llllll
"llllll.
"JH^
tenus par des Frères ou par des Sœurs de Charité, suivant le sexe des enfants qui y sont élevés. Ce sont de vastes constructions bien aérées, où rien ne manque au point de vue de l'hygiène. On peut dire que chaque jour, de pauvres gens païens ou chrétiens y apportent des enfants, car la moyenne à Péking seulement est de 600 par année ; l'âge varie entre huit jours et six ans ;
,, /■mu, 1 i.t'ti tin/
luuii'in.y