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LE JOUR DE LAN

et lui arrangent la chevelure, selon qu'elle est tartare ou chinoise; après avoir bien festoyé, on laisse les époux à eux-mêmes. Le lendemain, nouvelle fête, nouveaux repas :

quelquefois cela dure huit jours, chaise de mariée. et souvent les ma-

riés, qui défraient tout le monde, n'y perdent rien, car chacun doit apporter un cadeau en argent, le moindre est d'un franc, les repas consommés se trouvent ainsi payés.

LES FÊTES. Le jour de l'an. — Les fêtes sont peu nombreuses à Péking, même la fameuse fête des Lanternes n'a rien de bien curieux. Chaque trimestre, on fait les sacrifices aux ancêtres et on paie ses dettes, ou au moins on essaie de s'arranger avec ses créanciers ; il n'y a guère de Chinois sans dettes ou sans créances. C'est principalement dans

1. Lanterne à main. — 2. Lanterne de grande porte. — 4. Lanterne de mariage. — 5. Lanterne de table. — ù. Lanterne d'elles derniers jours de l'année que cône.— 3, 7, 8. Lanternes de décoration.

l'on court après ses débiteurs. Jusqu'au milieu de la nuit qui précède le jour de l'an on se dispute, on se bat, on s'injurie; minuit sonné, c'est fini, le droit d'insister cesse

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et on est libre jusqu'à la prochaine fois ; les gens qui venaient de se maudire et de se souhaiter les choses les plus abominables, se saluent, se font mille politesses et se souhaitent mutuellement mille félicités. Devant les parents, les supérieurs, les mandarins,

Chinois se faisant le salut ordinaire ( Tsouo-i ).

on fait la prostration triple ; devant les égaux, on se salue simplement en s'inclinant de manière à ce que les poings fermés et unis entre eux atteignent les genoux.

Tous les chinois échangent des cartes de visite où le nom est imprimé en noir sur papier rouge ; cependant, si l'on est en deuil, un papier blanc légèrement teinté de jaune doit trancher sur la carte rouge, et porter seul les caractères. Pendant les fêtes du icr jour de Tan, les boutiques sont toutes fermées; les restaurants, les auberges ont portes closes, et on y fait un charivari infernal en frappant sur des gongs ou autres instruments peu harmonieux. Quant aux pétards, on en lance toute la nuit et toute la journée ; la poudre que chacun peut fabriquer à sa guise est à bon marché. Un superbe pétard à double effet, s'élevant et éclatant à 80 mètres, coûte un sou ! Les pièces d'artifice sont belles, entre autres ce qu'on appelle ici des boites. Ces boîtes, qui souvent mesurent 2 mètres de diamètre, sont suspendues en l'air par un échafaudage rudimentaire ; on allume le soir une mèche attachée à l'appareil, la machine se déploie d'elle-même, il en sort une treille avec ses raisins, des caractères souhaitant

LES PELERINAGES.

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