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LE PEINTRE

qui traite de la doctrine des anciennes dynasties, de la sagesse des gouvernements, etc.. Jusque-là, les enfants ont récité tous ces livres sans rien y comprendre, la

mémoire seule a travaillé pendant au moins quatre ou cinq ans ; ensuite, rélève écoute les explications du maître d'après les commentaires de Tchon-si, étudie le Che-king (livre poétique sur les mœurs des différents royaumes), le Li-ki{ livre des cérémonies), le Chouking { Annales de la Chine jusqu'à Confucius), le Y-kitig ( livre des divinations), puis enfin le Tch'oun-tsiou ( livre historique et chronologique ). Ceux qui poussent les études plus loin étudient aussi: i° un choix de compositions anciennes ; 2° le livre littéraire appelé You-sio, pour l'ornement du style ; 3° diverses compositions nommées Ouen-tchang, comme préparation directe aux examens. Enfin, ils étudient les poésies de T'ang-che et d'autres plus récentes. Avec ce bagage littéraire on est sur d'arriver aux grades de bachelier et de monter même plus haut. Lorsqu'un lettré a mérité par ses examens d'être élevé à la dignité mandarinale, il faut qu'il achète une charge, car sans argent il n'en obtiendrait jamais. Pour ce faire, s'il est pauvre, il emprunte à des taux exorbitants, sûr de rembourser facilement avec les bénéfices du mandarinat, à moins que son père ou sa mère ne vienne à mourir, car alors il doit porter le deuil pendant trois ans et déposer sa charge. Du reste, un mandarin n'exerce jamais dans son propre pays ; ceux du nord sont placés dans le sud et vice-ver sa.

LE PEINTRE. — La peinture à l'aquarelle ^^^ est en honneur ; il y a de véritables artistes en

ce genre, mais ordinairement ce sont toujours ^ -=^-s les mêmes motifs qui sont traités, on ne varie Paysage chinois.

pas : scènes antiques, combats, paysages, oiseaux et fleurs. Il y a bien encore un

Maître d'école.

album en huit tableaux qui se reproduit journellement, et qui à cause des sujets, devrait être relégué dans les musées secrets ; ceux qui le vendent, sauvent le décorum extérieur ; si vous avisez l'album dans leur boutique, ils vous arrêtent par ces mots : « Ce sont des scènes de printemps. » Pour peu que vous sachiez le chinois, vous comprenez qu'il ne faut pas ouvrir. Dans les pagodes, on rencontre parfois des tableaux finement exécutés et surtout curieusement imaginés. Le peintre chinois excelle dans les éventails ; vous en voyez parfois où plus de cent personnages sont représentés ; avec son encre chinoise et son pinceau, il reproduit une photographie sans omettre le Dessin chinois. moindre détail. On découvre parfois

dans les boutiques, d'anciens dessins sur papier ou soie, dont plusieurs remontent à un

i. Sien-tse, — z. Yang-ts'in. — 3. Ti-tse. — 4. La-ts'in. — 5. Hou-is'in. — 6. Hou-hou. — 7. Eul-kou-tse 8. Cheng. — 9. Yuù-ts'in. — <>'. P'i-pa. — 10. Siao. — 11. Kouan-tse. — 12. Joun-ts'in. — i3. Tseng.

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