HABILLEMENTS DU PEUPLE, DES PAUVRES
Touloupe chinoise en peau de mouton.
une fois la sapèque reçue, vous n'en trouverez pas un sur mille qui dise :
Merci.
Aux alentours du palais impérial, on reconnaîtra facilement les eunuques à leurs bottes de toile, à leurs chapeaux de cérémonie et à leurs pardessus fripés ; du reste, leur visage imberbe, leur voix blanche et efféminée indiquent assez leur qualité.
i. Bonnet de lama.
Les bonzes, et les Tao-che portent de mahométan.— 4, ?
propres, et beaucoup ont un petit minois fort agréable, mais seulement jusqu'à l'âge de raison, qui ne leur arrive que trop vite î
Comment parler des vêtements des mendiants! ils en ont si peu; une loque sans nom, un morceau de vieille natte, et c'est tout. Ces gens sont sordides et ordinairement peu à plaindre, la paresse les a réduits pour la plupart à ce triste état ; quelques femmes et quelques enfants réellement pauvres poursuivent les passants de leurs
importunités, rien ne les lasse;
— 2. Bonnet de bon^e. — 3. Bonnet Bonnets de Tao-che.
une robe noirâtre, croisée sur le devant, laissant le cou à découvert ; les premiers ont la tète complètement rasée, les seconds gardent une touffe de cheveux, enfermée dans une espèce de petit bonnet cubique ; d'autres s'affublent de vêtements quadrillés à couleurs multiples, et récoltent les papiers couverts de caractères chinois qu'on brûle ensuite, par respect, dit-on, pour la pen-
i. Ceinture. — i. Porte-lunettes. — 3. Bourse. — 4. Sachets à parfum.— s^e humaine exprimée 5. Porte-éventail. — 6. Chapelet en bois odorant. — 7. Gaine pour anneau d'arc. — 8. Montre et son enveloppe. — 9. Portefeuille. — 10. Blague. par 1 écriture.
On rencontre encore dans les rues de Péking des Lamas vêtus d'une robe rougeâtre ou d'un long habit jaune soufre, avec un chapeau plat à larges bords de même couleur. Les mongols y sont nombreux, été comme hiver, ils gardent leur longue touloupe crasseuse; pour eux, cette crasse est un signe de richesse et indique que le propriétaire se nourrit bien. On voit aussi quelques Coréens vêtus de robes blanches croisées sur la poitrine, les nobles seuls pouvant employer la couleur bleue de ciel ; eux seul vont à cheval et toujours au pas, conduits par de pauvres esclaves qui tremblent devant ces oppresseurs du peuple. Jadis on pouvait admirer une fois l'an les ambassadeurs annamites qui venaient chercher le calendrier et saluer l'empereur. Ils ne viennent plus maintenant que l'Annam appartient à la France. Ambassadeur annamite.