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Domestiques et dépendances

les tables à thé nommées tch'a-ki. En hiver, au milieu de la chambre est une espèce de poêle ( lou-tse ) en cuivre jaune, doublé de terre réfractaire; on y introduit du charbon de bois allumé, et on entretient le feu en ajoutant de temps à autre des boulettes préparées avec de la poussière d'anthracite et un peu d'eau. Le k'ang où l'on couche est chauffé de même ; rien de plus nuisible à la santé, rien même de plus dangereux, et chaque année à Péking, de nombreuses victimes sont asphyxiées par ce déplorable mode de chauffage qu'on ne songe même pas à changer.

Les autres meubles consistent en tables carrées d'un mètre de côté, et en tables très longues et très étroites qui se placent contre les murs pour recevoir les étagères ; celles-ci sont fort belles, fouillées, sculptées d'élégants motifs, à compartiments variés, avec petits cabinets attenants. Il y en a en tseu-t'an ( bois dur noirâtre), en laque ancienne de Son-tcheou ornée de dessins vieil or, en bois de couleur et même en laque rouge. Ces étagères sont garnies des mille et une curiosités si recherchées en Europe : bronzes, porcelaines, jades, pierres dures ; le riche ne se refuse rien et dépense des prix fabuleux pour un seul objet ; il n'est pas rare de voir dans un salon, pour plusieurs centaines de mille francs de jade vert, blanc ou antique. Les tentures

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