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LE CHEVAL, LE MULET, L ANE, LE CHAMEAU

Palanquin à mules.

et si l'on est seul on peut y mettre 5o kilos de bagage. Il y a quelques personnes qui craignent ce mode de transport, le palanquin leur donne le mal de mer ; il se produit en effet presque toujours une espèce de roulis, assez bénin du reste; mais on peut lire, dormir et aucune forte secousse ne vient fatiguer le voyageur. — Pour aller à Kalgan ou dans les montagnes, c'est le moyen le plus commode, le prix est relativement peu élevé. Le seul ennui est qu'on ne peut descendre sans courir le risque de chavirer ; arrivé à l'auberge, huit hommes prennent le palanquin et le posent à terre, le voyageur restant dedans ; ils font l'opération inverse quand on repart.

LE CHEVAL, LE MULET, L'ANE, LE CHAMEAU.— Les chevaux du nord de la Chine sont petits mais vigoureux ; ils viennent presque tous de la terre des herbes en Mongolie. En général ils sont faciles à dompter ; cependant, parfois ils restent à demisauvages, malgré les soins qu'on leur donne. Pour les Chinois, un cheval dressé doit savoir marcher à l'amble ; un mandarin ne monterait pas un trotteur, et le galop n'est toléré que pour les militaires ; il ne montera jamais non £ plus un cheval entier ou une ju- Mulet chargé.

ment, c'est absolument contraire aux usages. L'amble seul fait le prix du cheval, on

A nier

paiera facilement un cheval dressé à cette marche le triple d'un trotteur excellent. On trouve à Tien-tsin de bons chevaux de louage, mais à Péking il est plus difficile de s'en procurer. Vu le bas prix, on achète quelquefois un cheval pour un voyage de quinze jours, quitte à le revendre après.

Les mules sont excellentes, bonnes à monter, douces, vigoureuses et vivent longtemps ; aussi une belle mule noire ou gris-fer vaut-elle facilemement i .000 francs. La voiture d'un mandarin ne sera jamais traînée par un mulet ; lui-même ne montera pas un mulet, c'est encore contraire aux usages. On garde les mulets pour les charrois, pour porter le charbon ou pour traîner les voitures de louage.

Le baudet est un bon animal, qui rend plus de services que tous les autres dans le nord de la Chine ; il travaille sans cesse et ne mange presque rien ; c'est l'ami du pauvre, dont il partage la misère, la nourriture et souvent le logement ; on en trouve partout. A Péking on loue à très bas prix un âne pendant toute une journée ; dans la campagne on en loue sur toutes les routes pour quelques centimes le kilomètre. L'âne chinois fait tous les métiers : traîne la voiture, est chargé de légumes, de charbon, tourne la meule, sert de monture à la femme et à l'enfant, porte de gros bonshommes

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