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CHEMINS DE FER

Brouette à main

Les pauvres gens sont obligés de porter eux-mêmes des fardeaux souvent énormes. On rencontre parfois de braves montagnards, chargés d'une hotte immense de charbon de bois, traversant pendant deux ou trois jours les montagnes de l'ouest, pour venir à Péking vendre leur marchandise. Un voyage qui dure six jours leur rapporte à peine deux francs de bénéfice net. Ils se nourrissent en route de petit millet cuit à l'eau et placé dans une musette. En hiver, ils cassent avec un caillou cette triste nourriture, gelée par un froid de vingt degrés qu'il n'est pas rare d'avoir à supporter dans ces montagnes.

CHEMINS DE FER.— Il y a 25 ans, le ministre de France exposait un jour au prince Koimg toute la théorie et la pratique des chemins de fer ; après avoir écouté attentivement, le prince dit au ministre : « J'ai fort bien compris, vous vous servez en Europe des chemins de fer pour vous rendre d'un point à un autre ; en Chine, nous obtenons absolument le même résultat avec nos voitures; nous n'allons pas si vite, c'est vrai, mais.... nous ne sommes pas pressés ! » Aujourd'hui, on n'en est plus là, un chemin de fer stratégique va de Tien-tsin à Chan-haè-kouan en passant par Ta-kou. Les Chinois s'en servent volontiers, et peut-être verrons-nous d'autres lignes

plus importantes ; mais, bien des années passeront avant que la Chine soit sillonnée, comme l'Europe, par les voies ferrées!

ROUTES, TOURELLES KILOMÉTRIQUES.— La Chine possède des routes impériales dans toutes les provinces. Au nord, elles sont larges, et de loin en loin une cabane ou une vieille tour sert de borne kilométrique.

Devant ces tours sont construits des fourneaux en terre ; autrefois ils servaient à faire des signaux au moyen de la fumée, pour appeler les troupes mongoles au secours de l'empire en péril.

L'histoire rapporte qu'une impératrice s'étant donné un jour le plaisir de faire faire les signaux, toute la cavalerie mongole arriva à Péking qui ne courait pas le moindre danger.

Quelque temps après, l'empereur étant attaqué fit monter les colonnes de fumée, selon la coutume, mais pas un mongol ne vint au secours, et l'empereur perdit son trône. Jadis les routes impériales étaient belles;

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