‹ PékingChapitre 22 sur 224 · DYN. DES HAN. NGAÈ-TI. S. THOMAS. (40 AP. J.-C · texte numérisé non relu

DYN. DES HAN. NGAÈ-TI. S. THOMAS. (40 AP. J.-C

Sse-ma-ts'ien parle de vaisseaux étrangers abordant sur les côtes de Chine. Enfin, des caravanes organisées pour le commerce, mettaient depuis longtemps déjà ce pays en relations avec l'Occident. Les apôtres ne pouvaient se désintéresser de ces immenses contrées de l'Orient déjà connues.

Du reste, nous avons plusieurs preuves de la mission de saint Thomas en Chine. On lit en effet dans le Bréviaire chaldéen : « L'erreur de l'idolâtrie a été chassée de l'Inde par le moyen de saint Thomas. — Les Chinois et les Ethiopiens ont été convertis par saint Thomas. — Le royaume des cieux a volé et est descendu aux Chinois par le moyen de saint Thomas. »

De plus, les canons synodaux du patriarche Théodose parlent de la Chine comme province dépendante du métropolitain qui signait « Métropolitain de l'Inde et de la Chine». Nicéphore dit même que non seulement saint Thomas, mais saint Philippe et saint Barthélemi ont prêché

l'Evangile jusqu'en Tartarie. Porcelaine flambée K'ien-loung.[pè-T\nG.)

Nous lisons dans Kircher : « La foi de Jésus-Crist a été donc premièrement établie dans ces royaumes (Inde, Arménie, Géorgie) par les apôtres saint Thomas, saint

Philippe et saint Barthélemi, puis portée dans les autres États de l'Orient par les successeurs des mêmes apôtres. Depuis, l'an du salut 400, les sectes hérétiques pervertirent la Tartarie asiatique ; mais quoique la véritable foi de Jésus-Christ ait souvent été altérée, elle a néanmoins toujours persévéré dans la Tartarie orientale. » (chine illustrée, p. 124.) Il paraît donc certain que saint Thomas lui-même, ou pour le moins ses premiers disciples évangélisèrent la Chine.

Il ne faudrait pas confondre la mission de saint Thomas au Ier siècle, avec celle du 28e patriarche bouddhiste, nommé Bodhidharma ou Dharmaràja, et appelé comme lui par les Chinois Ta-mo ou To-mo.

« Le premier apôtre du Bouddhisme en Chine, dit Pautier, est Dharma ; il était fils de Saing-yu, roi de l'Inde méridionale. En 52o de notre ère, il vint en Chine par le sud et la voie de mer, puis il s'attacha à un temple nommé Chao-ling-sse. Bodhidharma arrivé à Nanking, vit l'empereur Ou-ti, des Léang, puis passa à Lo-yang dans le royaume des Ouée. On le représente généralement avec une figure noirâtre et une barbe frisée, revêtu d'un manteau qui lui couvre la tête, tenant en main un roseau auquel il a suspendu une sandale, et marchant sur les eaux ; les Chinois nomment cette image : Ta-mo kouo kiang, c'est-à-dire Ta-mo traversant les eaux. »

Dharma appartient donc au VIe siècle et n'a aucun rapport avec notre Ta-mo ou To-mo, (saint Thomas). Peut-être les historiens chinois, en mémoire du premier Tamo apôtre du christianisme venu au Ier siècle, ont-ils donné son nom à l'apôtre du Bouddhisme venu au VIe ? Nous laissons à la critique le soin de répondre.

Vers la fin de la dynastie des Han, les eunuques furent admis au palais et commencèrent à faire sentir leur funeste influence. Encouragés par la faiblesse des empereurs, quelques princes s'affranchirent, et peu à peu des royaumes indépendants se formèrent ; celui des Ouée engloba dans ses possessions tout le nord de la Chine, la province du Pé-tche-ly et sa capitale. — Avec Siang-ti finit la dynastie des Han qui avait occupé le trône de Chine pendant quatre siècles (220).

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I. Les petites dynasties, tchou-ko-léang. les trois royaumes, sou-jo-lan. l'empereur

OU-TSOUNG. CROIX DE FER DU KIANG-SI ET AUTRES MONUMENTS. — II. DYNASTIE DES î'aNG : KAO-TSOU. INSCRIPTION DE SI-NGAN-FOU. t'aÈ-TSOUNG. LE P. SÉMEDO.

kouo-tse-i. — III. L'impératrice ou-tse-tien. han-iu. li-t'aè-pè. tou-fou. léoutsoung-yuen. moung-hao-jan. — IV. Dynastie des soung : sou-che. ngo-yang-siou.

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