‹ PékingChapitre 24 sur 224 · LES PETITES DYNASTIES. TCHOU-KO-LÉANG. (228 AP. J.-C.) SOU-JO-LAN. } I · texte numérisé non relu

LES PETITES DYNASTIES. TCHOU-KO-LÉANG. (228 AP. J.-C.) SOU-JO-LAN. } I

annuel ; mais, voyant la guerre civile désoler l'empire, et profitant de la division des forces chinoises au temps des trois royaumes, ils envahirent la Corée et s'en rendirent

maîtres. En 238 après Jésus-Christ, la

reine du Japon, Pè-mi-hou, fit un traité avec le roi des Ouée : les faits accomplis turent reconnus, et pendant plusieurs siècles la paix entre les deux peuples ne fut pas troublée.

Ces petites dynasties nous ont laissé des Annales, des Ecrivains célèbres, des Monuments même qui nous permettent d'affirmer que la vraie religion prèchée au Ier siècle, ne s'éteignit pas dans la suite, car les relations avec l'empire romain étaient fréquentes ; citons quelques passages.

On lit dans du Halde ( t. m, p. 66): « Le fameux Kouan-yang-tchang, qui vivait au commencement du IIe siècle, connaissait certainement Jésus-Christ, comme en font foi les monuments écrits de sa main et gravés ensuite sur la pierre. On en a tiré des copies qui sont répandues de tous côtés, mais qu'il est impossible d'expliquer si l'on n'est pas chrétien, parce que Kouan-yang-tchang y parle de la naissance du Sauveur dans une grotte exposée à tous les vents ; de sa mort, de sa résurrection, de son ascension et des vestiges de ses pieds sacrés; mystères qui sont autant d'énigmes pour les infidèles. » L'auteur ne nous

Sou-jo lan.

dit pas où il a trouvé ces précieux documents, mais il est impossible de supposer que du Halde ait affirmé si fortement un fait de cette importance sans en avoir en main toutes les preuves.

Ouang-kia qui vivait en l'année 265, est l'auteur du Che-y-ki, où nous trouvons ce

passage : « A la naissance de Confucius, le ciel fit descendre la mélodieuse musique céleste et dans les airs une voix disait : Le Ciel tressaille et engendre un fils saint,

c'est pourquoi se font entendre les sons harmonieux des flûtes et des cloches, musique bien différente de celle de la terre ... ; cinq vieillards se rangent autour de son appartement et cinq étoiles sont descendues sur sa maison »

Ces détails semblent presque copiés dans le Nouveau Testament et s'appliqueraient bien mieux à la naissance du Sauveur qu'à celle deConfucius. Evidemment Ouang-kia ne pouvait les tenir des Juifs ; aurait-il donc connu la religion

chrétienne ?

L'empire romain est désigné dans les 1A Annales par trois dénominations diffé- . rentes : Li-kien, Ta-ts'in et Fou-lin ; ce ' dernier nom s'appliquant plus spécialement à Constantinople. Ces Annales ont du reste le soin d'avertir que ces trois pays n'en font qu'un sous le nom général de Ta-ts'in. « Dès l'année 97 après Jésus- Christ, l'empereur Ho-ti envoya son lieutenant Kcm-iin comme ambassadeur dans le Ta-ts'in. — En 166, une ambassade vint à la cour, envoyée par Ngantoun (Antonin), empereur de Ta-ts'in. — Ta-ts'in, Li-kien et Fou-lin ont pour capitale Ngan-tou; en partant de l'Arabie, elle est éloignée de 10.000 li ; en partant de la Chine, de 40.000 li. — Le royaume de Ta-ts'in est à l'ouest ; il est situé entre deux mers, et lorsqu'on est

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Ou-soun-ts'uen ( Soun-ou ).

au milieu, on voit la mer de chaque côté. » (annales des Once et ces Han.)

Nous pourrions multiplier ces citations, mais celles-ci suffisent pour démontrer que

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