‹ PékingChapitre 29 sur 224 · DYN. DES SOUNG. — SOUNG-TAÈ-TSOU (960). — SSE-MA-KOUANG · texte numérisé non relu

DYN. DES SOUNG. — SOUNG-TAÈ-TSOU (960). — SSE-MA-KOUANG

plusieurs autres petites dynasties se succédèrent ; mais en 960, T'aè-tsou fonda celle des Soung, qui devait conserver le trône de Chine pendant 3 19 ans. — T'aè-tsou. quoique grand guerrier, protégea les lettres, fit réimprimer les livres anciens, ouvrit des collèges et réglementa les études ; aussi la dynastie vit-elle naître des historiens, des lettrés, des poètes dont les œuvres sont fort appréciées.

SSE-MA-KOUANG.— Ce grand historien était de l'illustre famille des Sse-ma, auxquels la Chine devait déjà le fameux Sse-ma-ts'ien ; il était originaire du Chcn-si. Reçu docteur, il fut, malgré sa jeunesse, préféré par l'empereur à tous les autres prétendants, et nommé gouverneur de Sou-tcheou ; mais son père Ssema-tche étant mort, il fut obligé de déposer sa charge. Sur la proposition de Pan-ki, généralissime des troupes du Chcn-si, il reçut le commandement de la ville de Pin-tcheoa, et ses sages conseils ne contribuèrent pas peu au succès de l'expédition contre les Tartares qui menaçaient d'envahir la Chine. La paix faite, on le nomma gouverneur général de K'aè-foung-fou , dans le Ho-nan, et censeur de l'empire, charge dans laquelle il montra la plus grande sincérité. Malgré sa franchise, l'empereur Jen-tsoung lui conserva sa faveur jusqu'à la fin de son règne ( io63). Son successeur fut Iin-tsoung, et Sse-ma-kouang aida l'impératrice régente dans le gouvernement de l'Etat; elle appréciait les conseils et l'expérience de ce sage ministre. Mort à 36 ans, Iin-tsoung fut remplacé par Chen-tsoimg, son fils, qui choisit Sse-ma-kouang pour ministre d'Etat, puis pour président de l'académie des Han-lin. Trompé par de faux rapports, l'empereur éloigna de la cour Sse-ma-kouang, qui se retira à Lo-yang où il travailla pendant quinze années aux ouvrages qui devaient immortaliser son nom. On lui doit l'histoire universelle f Tse-tche-t'oung-kien ), qui commence à l'année 403

ouang.

avant Jésus-Christ, pour se terminer à l'année 960 de l'ère chrétienne. Ayant appris la mort de Chen-tsoutig, il partit de Lo-yang pour aller rendre ses devoirs à l'empereur défunt, et il fut retenu par l'impératrice régente. Il termina sa carrière en rendant

la paix à l'empire par un traité glorieux ; il était allé lui-même comme ministre plénipotentiaire chez les Tartares, et leur empereur Li-pintchang lui avait accordé toutes ses demandes. Sse-ma-kouang mourut à l'âge de 68 ans, comblé d'honneurs, après une vie uniquement consacrée au service de sa patrie ( 1086).

SOU-CHE. — Sou-che naquit dans le Sse-tch'ouan d'une famille mandarinale, et fut élevé par sa mère, la vertueuse Tch'eng-che.

Vers l'an 1057, il se présenta aux examens à la capitale et fut reçu docteur par le fameux ]S!go-yang-siou, chef du tribunal littéraire. Sa science profonde, dont l'examinateur avait parlé au souverain, lui valut l'entrée à la cour ; mais la jalouse rivalité du ministre Onang-ngan-che , arrêta bien longtemps son avancement. Par les

intrigues de ce ministre, il fut exclu de la place d'historiographe qui lui revenait de droit ; plusieurs fois faussement accusé, il accepta le commandement d'une simple ville de troisième ordre. En l'année 10S6, Jche-tsoimg, âgé seulement de 10 ans, étant monté sur le trône, l'impératrice-mère gouverna et répara toutes les injustices commises sous le règne précédent. Sou-che fut nommé précepteur du jeune prince, qui non seulement l'estimait, mais l'aimait sincèrement. A la mort de la régente, Tche-tsoung,

DYN. DES SOUNG.-

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