‹ PékingChapitre 54 sur 224 · FIN DE LA DYNASTIE DES YUEN ( I · texte numérisé non relu

FIN DE LA DYNASTIE DES YUEN ( I

venus des royaumes voisins, et qu'ils estoient Adorateurs de la croix, et avoient accoustumé d'en signer leur boire et manger avec le doigt. Voire mesme qu'on signoit les petits enfans du mesme charactère de ce signe salutaire au front avec de l'encre, en

divers lieux, pour les préserver des malheurs qui arrivent ordinairement aux enfans

Assurant ensuite qu'une persécution ne s'estoit élevée contre eux, que parce que les Sarrazins (païens), ennemis jurés des Chrestiens, avoient causé ce désordre par le soupçon et la crainte qu'ils avoient inspiré aux Chinois ; de sorte qu'il n'y avoit pas plus de 60 ans qu'elle avoit commencé. » (Or, cet israélite parlait de cela l'an i6o3 ; la persécution datait donc seulement de 1 543, et jusqu'à cette date les chrétiens n'avaient pas été gravement inquiétés. ) « Un de nos frères étant allé dans ces lieux pour descouvrir les anciennes restes du Christianisme, n'en put jamais descouvrir pas une ; quoiqu'il eût apporté les noms des personnes et des familles chrestiennes, que le Juif lui avoit donné par escrit, un chacun faisant son possible de dissuader qu'il fût

sorti de tels parens,n'y qu'il eût esté d'une telle Religion : parce que peut-estre ils prenoient le frère pour un chinois, ou bien parce qu'ils le croyoient un espion des magistrats, le quel venoit

1. Devant d'une pierre tombale.— 2 et 3. Tombes chrétiennes (Mongolie). pour les Surpren-

dre. » (kircher. ) — Ce frère (Sébastien Fernandez), était en effet chinois, et les chrétiens n'osèrent évidemment point se découvrir à lui.

Ce témoignage nous semble prouver suffisamment que des chrétiens convertis par les Franciscains existaient encore lors de l'arrivée du célèbre P. Ricci. Ce zélé missionnaire et ses illustres successeurs, allaient reprendre l'œuvre des fils de Saint-François et rendre à l'Eglise de Péking, sous une nouvelle dynastie, sa première splendeur.

Choun-ti ne pensait qu'à ses plaisirs, et ses ministres préparaient par leur mauvaise administration, la ruine de l'empire que les Chinois éclairés et patriotes espéraient toujours délivrer du joug des Mongols. Dès l'année i33y, les révoltes

éclatèrent, et en i352, presque toute la Chine méridionale était en révolution. Les gouverneurs et les princes tartares ne purent résister au torrent de l'insurrection ;

l'empereur, amolli par les débauches, découragé par les défaites, se voyant sur le point d'être investi dans sa capitale, assembla les Grands et leur signifia qu'il voulait se retirer en Tartarie. La nuit suivante, il prit la route du nord et se rendit avec toute sa cour à In-tchang-fou, à

i. Socle dune croix enlevée par les lamas. — z, 3,4,5. lombes chrétien- ° J

nés de la dynastie des Yuen, découvertes récemment en Mongolie à trois trente lieues plus loin que journées de Kalgan vers le Nord-est. (missions belges.) Cl mi inii

Ainsi finit la grande dynastie des Yuen, dont un siècle auparavant les formidables armées avaient conquis toute l'Asie et fait trembler l'Europe. Les descendants du terrible Gengiskan durent regagner la Mongolie d'où ils étaient sortis, abandonnant le vaste empire de la Chine aux mains des heureux vainqueurs.

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I. Dynastie des ming. houng-ou. léou-pè-ouen. ma-hoang-heou. young-lo. — II. Saint

FRANÇOIS-XAVIER. GASPARD DE LA CROIX. — III. L'EMPEREUR OUAN-LI. LE P. MATHIEU

Ricci. — IV. Attaque des tartares. — insurrection, le p. longobardi. le p. tri-

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