‹ PékingChapitre 56 sur 224 · DYN. DES MING. L EMPEREUR HOUNG-OU ( I 368).— LÉOU-PÈ-OUEN. IJI · texte numérisé non relu

DYN. DES MING. L EMPEREUR HOUNG-OU ( I 368).— LÉOU-PÈ-OUEN. IJI

avec autant d'intelligence que de dévouement. Il s'acquitta de plusieurs ambassades

importantes, composa des livres encore

fort appréciés; enfin c'est à lui que Ton

doit la construction de la ville Chinoise

(Nan-tch'eng), comme nous l'avons dit

dans l'Introduction.

Pendant que ses généraux achevaient la conquête de la Chine, Houng-ou, avec l'impératrice Ma-hoang-heou, préparait de sages règlements pour le gouvernement de l'empire. Il élabora un code de justice criminelle, fit adopter l'ancien cérémonial des Rites, et rétablir les usages primitifs. Il porta un édit qui obligeait tous ses sujets à s'habiller comme au temps des empereurs chinois ; il retrancha tous les ornements inutiles, et donna lui-même l'exemple de la plus grande simplicité. Par ses soins, des écoles furent ouvertes et des bibliothèques fondées dans les principales villes de l'empire. Respectueux pour les anciennes dynasties, il fit réparer ou reconstruire leurs sépultures. Il régla le rang des eunuques, les réduisant au rôle de simples domestiques du palais. Les droits et les devoirs des mandarins furent fixés. Une carte générale de la Chine fut dressée en 1394, carte qui devait servir de base à celle que firent les Jésuites un siècle et demi plus tard.

Houng-ou mourut à Nan-king, après un règne glorieux, l'an 1399, laissant le trône à son fils Kien-ouen-ti, qui ne régna que quatre ans. Il fut détrôné par un de ses oncles nommé Yen-ouang, prince de Yen, qui commandait à Péking. Yen-ouang marcha contre son neveu, et après

Léou-pè-ouen

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