DYN. DES TSING. CIMETIÈRES ET SÉPULTURES
Vase funéraire.
Èrûle-parfums.
Vase funéraire.
extraordinaire. Doué d'un esprit solide et plein de raison, dune intelligence vive et pénétrante., il était en outre courageux, énergique et persévérant dans ses entreprises. Toutes ces qualités, qui se manifestaient avec éclat dans la conduite du jeune empereur, faisaient présager un règne de prospérité pour l'empire et de gloire pour la dynastie tartare-mantchoue. «K'ang-si n'avait que quatorze ans lorsqu'on vint lui annoncer la mort de Sont, le premier des quatre régents. Il convoque aussitôt le conseil de régence, les cours
Chandelier funéraire. souverajnes et les grands dignitaires de Chandelier funéraire.
l'empire. Ce jeune prince se présente avec une noble assurance au milieu de cette imposante assemblée ; et, après un instant de profond et religieux silence, il déclare que le conseil de régence n'existe plus et que dès ce moment il prend lui-même les rênes du gouvernement. C'était, avons-nous dit, au commencement de l'année 1666.... Vers la même époque, et à l'autre extrémité du monde, venait aussi de mourir un puissant ministre qui avait gouverné un grand royaume durant la minorité du prince héritier. On rapporte qu'aussitôt après la mort de Mazarin on vint demander à
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PKKING.
Louis XIV : qui allait gouverner la France... ? «C'est
moi, » répond le jeune roi
Ainsi à l'Occident, au sein de deux civilisations bien différentes, on voyait s'inaugurer dans les mêmes circonstances et à la même époque les deux plus grands règnes qui aient illustré l'empire chinois et la monarchie française. » ( huc. )
Un jour K'ang-si, passant auprès d'une sépulture qu'il trouva dans un état peu convenable, s'informa de qui elle était. Les courtisans qui l'accompagnaient lui répondirent que c'était le tombeau
Statue de mandarin en marbre. de Tcll'oilllg-tchen, dernier
empereur de la dynastie des Ming. Ce prince généreux fit brûler des parfums sur cette sépulture abandonnée, puis donna des ordres pour qu'on y élevât aussitôt un beau mausolée, et assigna des sommes nécessaires afin que tous les ans on put faire des sacrifices solennels au dernier représentant de la monarchie chinoise.
Statue de mandarin en marbre.
Chevaux de marbre dans les cimetières.
Le second régent, Soukama, accusé et convaincu de crime, fut condamné à mort, ses biens confisqués et ses sept fils décapités. Un jour à la chasse, un vieillard ayant supplié K'ang-si de le protéger contre l'injustice du gouverneur, l'empereur fit, après examen, trancher la tète à ce haut dignitaire. Ces exemples, et bien d'autres, firent voir qu'il faudrait compter désormais avec le jeune souverain.
SEXTANT DE 6 PIEDS ( observatoire, p. 30