‹ PékingChapitre 85 sur 224 · DYN. DES TSING. PERSÉCUTION (1746). GUERRE DES MIAO-TSE (1775)' 2I · texte numérisé non relu

DYN. DES TSING. PERSÉCUTION (1746). GUERRE DES MIAO-TSE (1775)' 2I

EN 1746, la persécution qui n'avait jamais cessé, sembla redoubler de violence, surtout dans les missions du sud. Le P. Pierre San$, dominicain, né en 1680 à Aseo en Catalogne, et arrivé en Chine en 171 5, avait été nommé évêque de Mauricastre et vicaire apostolique du Fon-kien. Il fut arrêté et chargé de chaînes à l'âge de 66 ans, se livrant lui-même pour sauver son troupeau. Ses compagnons, les PP. Alcober, Royo, Dia\ et Serrano, tous dominicains, imitèrent son exemple. Le ier novembre 1746, ils furent condamnés à mort, et le 2 1 avril 1 747, l'empereur ratifia la sentence ; le prélat fut exécuté le 26 mai suivant ; avant de mourir, il s'écria : « Je vais devenir dans le Ciel le protecteur de cet empire. » Le 28 octobre 1748, après une longue attente, les autres missionnaires dominicains, avec un nombre considérable de leurs chrétiens, furent aussi exécutés. En 1893, ils ont été déclarés bienheureux.

Les PP. Athemis et Henrique\, jésuites, furent arrêtés, emprisonnés, condamnés à d'affreux supplices et étranglés dans leur prison, le 12 septembre 1748, avec plusieurs néophytes. Dans cette horrible persécution, le nombre des martyrs fut grand, mais bien grand aussi le nombre de ceux qui succombèrent aux tortures et apostasièrent.

PHKING.

Ln 1775, eut lieu un événement que les Chinois regardent comme très glorieux, et que Kicn-loung a célébré comme faisant honneur à son règne. Nous voulons parler de l'expédition contre les Miao-lse, petit peuple de race thibétaine, qui était resté enfermé dans les montagnes du Sse-tch'ouan, et avait conservé son indépendance. Cette guerre fut plutôt une véritable extermination.

Le général Akou'i, après avoir fait entrer son artillerie dans

les gorges où vivaient ces montagnards, les poursuivit de retraite en retraite sur les rochers les plus escarpés, et au travers des précipices les plus dangereux.

La capitale fut prise, malgré une beile défense, le dernier fort tomba entre les mains du général Akouï, et les prisonniers furent conduits à Péking, où l'empereur souilla l'éclat de cette petite, mais pénible victoire, en faisant mourir, non seulement les chefs, mais beaucoup de Miao-tse d'un moindre rang, dont les tètes furent exposées dans des cages.

« En 1780, dit Abel de Rémusat, l'empereur fit venir kJehol, en Tartarie, le second des lamas du Thibet ; et ce voyage, dont les motifs ne furent jamais bien connus, donna d'autant plus à penser que le lama, s'étant rendu à Péking, y mourut subitement des suites de la petite vérole, à ce qu'on prétendit. Quelques personnes ont soupçonné la politique de K'ienloung d'avoir été la cause de cette mort d'un des principaux personnages d'entre les Bouddhistes. Quoiqu'il en soit, K'ien-loung, qui se servait adroitement des lamas pour tenir en respect ses peuples de Tartarie, et qui, dans cette vue, avait rendu de grands honneurs au lama pendant sa vie, lui en rendit de plus grands encore après sa mort, ce qui toutefois ne diminua rien des soupçons qu'on avait conçus. »

. La nouvelle de la suppression de la Compagnie de Jésus, par le bref de Clément XIV

Miao-tse.

DYN. DES TS ING.-

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