ANCIENNE RÉSIDENCE DU PÉ-T'ANG
DYNASTIE DES TS'ING
Cependant les œuvres continuaient de progresser dans les environs de Péking, et plusieurs églises étaient construites ; l'une, sous le vocable de Saint-Pierre, à 18 lieues sud-ouest de la capitale ; l'autre, dédiée à la Sainte-Croix, dans la ville de Suen-hoa-fou. Un monument de plus grande importance, l'église de N.-D. des Victoires, s'élevait en même temps dans la ville de Tien-tsin, sous la direction du Frère Marty, Lazariste ; cette construction avança rapidement. Le ministre de France avait prié 1 evêque de rétrocéder au gouvernement français une partie de la résidence des missionnaires de Tien-tsin, pour y établir le consulat. La mission devait cet emplacement aux armes françaises, elle consentit à le partager, et la partie est avec les bâtiments qui s'y trouvaient devant l'habitation du consul ; à côté du pavillon français s'éleva la belle façade de N.-D. des Victoires. Entièrement terminée à la fin de 1S69, bénite très solennellement par 1 evêque en présence du consul et des autorités chinoises, elle ne devait durer que quelques mois !
Deux excellents missionnaires furent chargés de cette nouvelle église :
M. Claude- Marie Chevrïcr, né le 13 août 182 1 à Vanneau de Vieillezire, paroisse de Saint-Jodardans le diocèse de Lyon, fut d'abord soldat et envoyé dans la Guyane, où il devint sous-officier. Son service militaire achevé, il continua ses études ecclésiastiques et reçut la prêtrise. Nommé vicaire à Batna près de Constantine, puis curé à Lambesse, il entra, le 22 novembre 1S5S, dans la Congrégation de la Mission ; le 1 2 août de l'année suivante il partit pour la Chine, où il travailla dans la Mongolie. Ce vicariat ayant été cédé aux Belges en 1S64, M. Chevrier passa dans celui de Péking, et fut nommé procureur à Tien-tsin en 1S66. Il y resta quatre ans ; très zélé, plein d'amabilité, de prudence, bon missionnaire et bon Français, il ne compta jamais que des amis.
Son confrère M. Ou était né à Canton en 1821. Ses études terminées à Macao, il fut ordonné prêtre en 1846 et envoyé en Mongolie, où il resta 20 ans. C'était un homme de valeur et d'une grande piété.