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LE SOUS-PRÉFET AU [OMENT DES MASSACRES

PEKIN G

Mme Thomassin ; son mari, accouru à son secours, tomba percé de coups sur le corps de sa femme. Un quart d'heure avant, la porte de la mission, très solide.avait enfin cédé sous les coups réitérés des assiégeants ; M. Chevrier et M. Ou Vincent, prêtre chinois, se retirèrent alors dans l'église et la fermèrent, les domestiques s'échappèrent par le mur du nord. Les deux Lazaristes se confessèrent mutuellement et se donnèrent la dernière absolution, puis, voyant que la barricade cédait, ils se réfugièrent au consulat, en passant par une fenêtre de la sacristie qui donnait sur le jardin. M. Chevrier et M. Ou se trouvaient du côté nord-ouest de la petite montagne rocailleuse pendant que Mme Thomassin se tenait vers le versant sud-est ; ils furent massacrés en même temps. Quelques minutes après, M. Fontanier et M. Simon succombaient entre la porte dTentrée et le monticule en rocailles.

Toutes les victimes furent donc immolées dans l'intérieur même du consulat : M. Fontanier reçut un coup de sabre à deux mains qui lui fendit le visage, et de plus un coup de lance et un coup de stylet dans le flanc gauche ; M. Simon fut

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