YU-KANG EN JADE VASE A POISSONS
PEKING
soie de l'impératrice. Toutes ces pagodes et ces temples sont desservis par des lamas en nombre très considérable. Les eaux de ces lacs viennent de la fameuse montagne Yu-tsiuen-chan, à l'ouest de Péking.
4° TCH'ENG-KOUANG-TIEN. - - Près du pont Yu-hokiao se trouve un grand pavillon entouré d'un mur circulaire ; jadis, sous les Yuen, il s'appelait Y-tientien ; on le nommait aussi Kien-kouang-tien ; enfin depuis les J\Iing il a pris le nom
de Tcli cno-lcoiiang tien. L'empereur K'ien-Ioujig, la
10e année de son règne, y fit placer un énorme Yu-
kavg (urne ou vase à poissons) en jade verdâtre nommé
Pi yu ; c'est un objet de la plus haute antiquité. Dans
le pavillon se trouve un trône impérial, et c'est là que
le souverain a reçu en 1 893 plusieurs
ambassadeurs européens ;ce pavillon
sert encore à l'empereur pour se
revêtir des vêtements de deuil,
comme il fit il y a quelques années
*^W™v R 'a mort de son père, le septième
prince.
LA ville tartare renferme encore beaucoup d'autres monuments qui ne sont pas sans intérêt.
i° TCHOUNG-LEOU, tour de la cloche. — Cette tour en pierre et en briques a près de 90 pieds d'élévation ; construit par les Yuen, ce monument était au centre de Kambalick, leur capitale ; il fut reconstruit ou réparé à neufpar Yonnglo des Ming, en même temps que cet empereur recouvrait de briques les murs de Péking ; il fut incendié et réédifié la 10e année du règne de K'ien-Ioung. Cette belle tour renferme une cloche fort grande qui sert encore maintenant à sonner les veillesde la nuit;elle pèse, dit-on, 20,000 livres.
2" KOU-LEOU, tour du tambour. Cet édifice est construit en briques
jusqu'à l'étage supérieur, qui est en bois ; il mesure 99 pieds de haut et au moins autant de côté ; on le nommait jadis, sous les Yuen qui l'ont bâti, Tsi cheng-leou. Il y avait alors dans l'intérieur, pour servir à régler le temps, quatre vases en bronze ; au fond de ces vases une petite ouverture laissait échapper goutte à goutte l'eau dont ils étaient remplis. Le niveau de l'eau, progressivement abaissé, indiquait les différentes veilles de la nuit. Les vases existent encore, on ne s'en sert plus ; ils sont remplacés par des bâtonnets de sciure de bois qui brûlent et dont la longueur