‹ Péking, histoire et descriptionChapitre 132 sur 239 · CI.OCHK Dh. 20.000 LIVRES (l'CHOUNG-LEOl · texte numérisé non relu

CI.OCHK Dh. 20.000 LIVRES (l'CHOUNG-LEOl

PLAN DE PEKING

diminuée peu à peu indique également les veilles ; un énorme tambour est placé au milieu de l'étage supérieur du monument et on le frappe à chaque veille, en même temps que la cloche du Tchoung-leou qui se trouve à environ 100 mètres plus au nord ; les vases anciens en bronze se nommaient Toung-leou-hou ; les bâtonnets dont on se sert à présent s'appellent Che-tchen-siang.

3° OBSERVATOIRE. — Du temps des Yuen, l'observatoire se trouvait à l'angle sud-est de leur capitale Ta ton ou Kambalick ; lorsque Young-lo des Ming rebâtit Péking, les murs furent repoussés plus au sud, et c est ainsi que l'observatoire est maintenant plus au nord. Une voûte solide le supporte, et il a 50 pieds de haut seulement; mais sous les Yuen s'élevait au milieu une tour octogone : le quart de cercle y était placé. L'empereur Kia-king le reconstruisit ou répara la 2e année de son règne ; on y avait placé, pour l'étude des vents, un mât appelé Chounfoung-ts i-kant une sphère nommée 7/oiiut'ien-i, un cadran solaire Je-koiti ; la 7e année de cet empereur, on y construisit une tour en bois de 40 pieds, pour les observations. Plusieurs autres instruments y furent encore disposés, entre autres le Pan-koui, le Pieu koui, le Suen-koui ; ils y demeurèrent jusqu'à l'arrivée du Père Yerbiest, qui fit fondre de nouveaux instruments. Sous les Yuen, le grand astronome se nommait Kouo-cheou-king ; sous les Ming, Tckeotikoun-mouo. Ces mandarins étaient aussi chargés de la rédaction du calendrier.

40 KOUO-TSE-KIEN, collège impérial. — Il fut construit par les Yuen au nord- est de la ville, et les Ming le complétèrent ; c'est là que les bacheliers et docteurs se préparent aux derniers examens de mathématiques ; ils sont entretenus aux frais de l'empereur, qui s'y rend lui-même quelquefois. La cour mesure 430 pieds et est pavée de marbre ; on y voit un jardin fort beau et enfin, à l'est, un temple nommé Ta-tch 'eng-tien, consacré au culte de Confucius.

50 KOUNG-YUEN, salle d'examens. — Cet édifice fut bâti par Young-lo et renferme, outre de magnifiques palais, dix mille chambres pour les lettrés. C'est là que les bacheliers reçus dans leurs provinces respectives doivent venir concourir en vue d'obtenir le haut grade de Kiu-jen et Kin-che. Tous les trois ans, ils arrivent au nombre de cinq ou six mille ; on donne à chacun une chambre où il travaille pendant un jour et deux nuits, sans communiquer avec personne et se nourrissant de petits gâteaux secs apportés du dehors ; il ne peut avoir aucun manuscrit. Au sortir de cette cellule, il remet sa composition, qui est examinée par les hauts mandarins désignés. Les cours sont décorées de superbes stèles en marbre; un pavillon en occupe le milieu;

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