‹ Péking, histoire et descriptionChapitre 133 sur 239 · CADRAN' SOLAIRE · texte numérisé non relu

CADRAN' SOLAIRE

PEKING

il est consacré à Confucius. Le Koung-yuen est placé à l'est de la ville, à 1 500 mètres de l'observatoire.

6° CHE-KIA-HAÈ. — Les Mingqui habitaient Nanking, en arrivant dans leur nouvelle capitale du nord, regrettèrent leurs rizières, leurs lacs de nénuphars, leurs

LE PRÉSIDENT DU TRIBUNAL DE L'ASTRONOMIE. \\y^

splendides eaux du sud ; ils voulurent en revoir l'image et creusèrent le Chekia-hac. Cette espèce de lac se trouve en dehors de la porte Heou-men ; il est fort étendu. Encore aujourd'hui on y voit des rizières, et en été de magnifiques nénuphars blancs et roses ; l'eau y arrive de la montagne Y%-ts iuen-chan ; elle y entre au moyen d'une écluse pratiquée sous les murs de la ville impériale. A l'ouest se trouve une belle

PLAN DE PEKING

pagode, le Loung-hao-miao, avec une foule de temples plus petits aux alentours ; ils ont été bâtis par Sang-tsang-che, mandarin du Chen-si ; c'est sous le règne de l'empereur Ouan-li des Ming que tout fut terminé.

7n SIANG-FANG-TSE, palais des éléphants. — Les empereurs, à certaines époques de l'année, par exemple pour aller au Temple du Ciel, devaient monter sur un char traîné par des éléphants. L'empereur Houng-tche des Ming construisit pour ces animaux un palais en dehors de la porte Choun-tche-nten ; sous cette dynastie ils étaient fort nombreux ; mais peu à peu leur nombre a été fixé définitivement à six. Ils venaient de la Birmanie ou de l'Annam par la province de Yun-nan. Le char impérial était superbe et les éléphants couverts d'étoffes précieuses ; on voit encore cette grande machine devenue inutile ; un mandarin spécial était chargé de soigner les éléphants et de les mener baigner. Un certain jour, il y a environ 14 ans, un éléphant mal apprivoisé causa des accidents ; en passant dans une rue, il saisit une vieille femme sourde et la jeta par-dessus les toits ; un peu plus loin, il entoura de sa trompe une voiture trainée par un âne et lança le tout dans une boutique ; c'est depuis lors qu'on ne se sert plus d'éléphants et qu'ils ne sortent plus ; on assure même que la coutume d'atteler ces animaux au char impérial étant tombée en désuétude, on ne fera plus venir d'autres éléphants à Péking.

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