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LU-TOUNG-PIN (IMMORTEL). TEMPLE DES TA.O-CHE

PEKING

po

il résistait, protestant de sa foi et de son abstinence ; enfin, un jour il nous dit : « Attendez-moi ce soir, je viendrai.» Il était tard, la communauté était au lit ; le supérieur se jeta sur les victuailles et même se grisa quelque peu, malgré mes efforts pour l'arrêter. « Il n'y a péché, nous disait-il, que si on est vu ; or, j'ai fait coucher

tout mon monde ! » Et il s'en donna jusque vers minuit. Ajoutons que ce temple est réputé le plus régulier et le plus sévère de tout le pays !

140 PA-T'A-TCH'OU. — Les temples et les collines de Pa-£ a-tcK ou sont situés à environ 16 kilomètres à l'ouest de Péking. La plupart des Légations européennes y louent pour l'été des appartements. L'air y est frais et pur, l'eau excellente, mais moins abondante que celle des belles sources de Pi-yun-sse. Un des temples est indiqué par une grande tour blanche, qui s'aperçoit de fort loin ; les autres pagodes sont étagées sur les versants de la promenade, offrant ainsi des habitations complètement séparées, où chacun peut retrouver son chez-soi. Les alentours ne sont pas sans agréments, et l'on peut aller visiter des sépultures et des parcs encore fort bien entretenus. Dès le mois d'octobre, la fraîcheur ramène en ville tout le personnel diplomatique.

es monuments qui datent de la dynastie des Tsiiig sont rares ; presque tous ceux que l'on voit à Péking sont l'œuvre des Ming. Il en est un cependant qui, à lui seul, suffirait pour illustrer plusieurs règnes: c'est le fameux palais d'été. Il était en réalité composé d'une multitude de palais joints les uns aux autres : le Tchangtckoung-yuen, le Ynen-mingyuen et le Ouon- cheou-chan, construits et décorés par les empereurs Kang-si, Young-tcheng et K'ien-loung. Ces palais formaient la grande résidence impériale, où le souverain demeurait toute l'année, à l'exception de deux ou trois mois d'hiver qu'il passait à Péking. L'incendie de 1860 avait laissé de beaux restes; certaines constructions étaient peu endommagées, les arbres étaient debout et de nombreux vases, ponts, balustrades, colonnettes en marbre décoraient encore ces jardins. Depuis lors tout a disparu, vendu par les gardiens, ou volé de nuit par la population. On a brisé les belles sculptures de marbre pour prendre le fer qui attachait les pierres entre elles : on a

VASE EN BRONZE (PALAIS D'i

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