YUEN-MING-YUEN
coupé tous les arbres pour en faire du bois de chauffage ; on a vendu les briques, les tuiles vernissées, enfin à peu près tout. Après l'expédition, les palais étaient réparables, en partie du moins ; on n'a rien réparé. Aujourd'hui ce n'est plus possible, et on en construit à nouveau quelques-uns ; la dépense que l'on va faire aurait suffi jadis pour remettre entièrement en bon état ce Versailles de la Chine.
Nous lisons dans le Je-sia : i.Kang-ri habitait le palais d'été nommé Tchangtch'oun-yuen (jardin du printemps perpétuel) ; il y reçut les ambassadeurs, les légats et les différents envoyés des royaumes étrangers. A 500 mètres plus au nord était un autre palais appelé Yuen ming-yuen ; ce nom lui avait été donné par K'ang-si&t signifiait «jardin de la prudence et de la clarté». La 48e année de son règne, K'angsi fit cadeau de son habitation à son quatrième fils, Yoting-tcheng, qui devait lui succéder ; on y voyait comme principales constructions le Ta-kouang-ming-tien et le Foiuig-sati-ou-sse-tien, K'ien loung réunit tous les palais ensemble, et ils prirent le nom unique de Yuen-ming-yuen. La 2e année de son règne, l'empereur chargea Lang-che-ning (le Frère Castiglione), de concert avec Soun ion, Cken-iuen et d'autres mandarins, de tracer les plans généraux, puis il voulut avoir plusieurs pavillons à