PALAIS IMPÉRIAL D'APRÈS UNE ANCIENNE GRAVURE
mais comme elles seraient très chères et peut-être introuvables, on fixe ce jour un mois après leur apparition. On pourrait servir à l'empereur de beaux fruits, maison craint de ne pas pouvoir le faire, et la seconde qualité passe pour la première, pour chaque fourniture les mandarins en agissent ainsi. L'empereur paie cependant au moins le décuple de la valeur réelle des objets, mais tant de gens doivent gagner, et il faut dépenser tant d'argent pour obtenir une de ces charges! En juin 1896, l'empereur actuel se rendait chaque jour près du cercueil de sa mère, vers huit heures du matin ; son déjeuner de neuf heures, qu'il devait y prendre, lui était compté quatre nulle francs ! Tout ce qui est servi au souverain doit être servi par paires: deux canards, deux poulets, deux poissons. Il mange fort peu et de très peu de plats, mais les repas sont préparés au complet, selon les usages ; il touche à peine aux mets servis, qui sont ensuite le profit des fournisseurs ; ceux-ci les revendent ou les conservent pour eux-mêmes. Des médecins toujours présents règlent, on peut dire, la nourriture et l'appétit du souverain sur sa santé : aime-t-il spécialement une préparation culinaire, et pour ce motif en prend-il un peu trop, de par les docteurs elle ne lui sera plus servie. Enfin l'empereur est peut-être l'homme qui jouit en Chine du moins de liberté. Quand il veut sortir de son palais, c'est une grande