LAO-TSE. SIEN-FO TSI-TSOUNG
sophes. Lao-tse fut le premier et vint au monde dans la province de Hou-Kouang (aujourd'hui le Hoti-pé), l'an 604 avant Jésus- Christ. Il précédait Confucius de 52 ans. A la même époque, Nabuchodonosor montait sur le trône de Babylone. On raconte qu'il naquit à l'âge de 81 ans, avec des cheveux blancs ; de là son nom Lao-tse (vieillard enfant). Si l'on compare Confucius à Socrate, on pourrait dire que tse ressemble à Diogène. Il est représenté monté sur un bœuf, avec un air insouciant qui fait penser à la lanterne, et au tonneau du philosophe de Laërte. Il voyagea en Occident, probablement en Perse, soit par l'Himalaya, soit par Samarkande, et put avoir des rapports avec les sectateurs de Bouddha, peut-être même avec les Juifs. On sait peu de chose de positif, sinon qu'il eut une entrevue avec Confucius, dans laquelle il lui reprocha son faste et sa vanité : « Le sage, lui dit-il, > aime l'obscurité et fuit les emplois ; celui qui est vraiment vertueux ne fait pas » étalage de sa vertu, et ne l'annonce pas à tout le monde. » Confucius fut peu datte ; aussi dans ses conférences avec ses disciples parle-t-il bien rarement de Lao-tsc. — Voyant l'empire en décadence, ce philosophe se retira au T/ou-kouang,
LES GRANDS PHILOSOPHES
et y composa, dit-on, son livre intitule Toa-teu-king. Traité sur la vertu et la raison, qu'on a dit plus tard dater seulement des Han.
Lao-tse disparut tout à coup, sans qu'on ait jamais pu savoir ce qu'il était devenu. Les Tao-c/ie, ses sectateurs, sont très nombreux en Chine ; ils y possèdent de belles pagodes. Les temples officiels f Kouan-ti-miao ) sont administrés par eux ; ils adorent des divinités diverses : le dieu de la Guerre (Kouan -lit), le dieu des Enfers (Yen-oitang), le dieu de la Longévité (Lao-chcon- si n), les huit Immortels ( l'asien), etc. Le taoïsme est une des trois religions reconnues p a r g; l'État.
La ixnnéeda Lnicrou (?//;'",empereurdes Tcheou, K'otinpfou -(se (Confucius)naquità/w><7, aujourd hui Yentcheou - fou. du temps de Siangkounp\ prince
de ce royaume, ^^C 5^ ^—~—^—^—-C O— ■^— ' — " — " — Q ?
l'an 552 avant ^y^ —^
Jésus-Christ; il statue de confucius. (temple di yen-tcheou-fou
était contemporain de Pytha^ore. Sa mère se nommait Tchen-lsaè et son père Chou-léang-ho.
vingtième
Vers
PEKING
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l'acre de trois ans, il perdit son père ; sa mère mourut lorsqu'il n'avait encore que iô'ou i~ ans. A 19 ans, il se maria avec la fille de Kien-kouan, du royaume des
Sozing, et en eut un fils qu'il nomma Pé- vit. — Confucius était d'une haute taille ; il avait la poitrine et les épaules larges, le teint olivâtre, les yeux grands, la barbe longue et noire, le nez un peu aplati, la voix forte et retentissante : voilà du moins ce qu'en disent les auteurs chinois. Ilalla visiter Lao-tse dans la capitale des Tchcoit, puis il se rendit dans le petit royaume de Tsi et devint l'ami du roi. A 42 ans, il revint dans sa patrie et ouvrit une école ; mais il n'avait encore exercé aucune charge publique. Le prince de Lou lui confia l'administration de la ville de Tc/toung-tou, puis le nomma ministre de la Justice; enfin, à l'âge de 56 ans, il occupa le poste de grand ministre du roi Tingkoung. Obligé d'abandonner cette charge à cause d'une discussion violente sur les Rites, il quitta le royaume et visita la principauté de Onée, ainsi que d'autres petits royaumes. Ses voyages durèrent 14 ans, puis il revint dans sa patrie, où, sans lui donner aucune charge, le roi de Lou le prit pour conseiller. C'est alors qu'il fit un long travail de révision sur les livres anciens, le }~-king, le Chou-king, le Cke-king et le Li-ki, qu'il expurgea et mit en ordre. Il composa aussi le T'ckoicn-tsiou, et il mourut en l'année 479 avant Jésus- Christ, à l'âge de j$ ans, dans la ville de Lou (Yai-tchcou-fou). On lui fit de pompeuses funérailles ; son tombeau fut élevé au nord de la même ville et, deux ans après sa mort, on bâtit une pagode en son honneur.
Les descendantsdeConfucius habitent encore dans cette ville. Leur chef porte le nom de Chaig-koung, qui veut dire saint prince ; et il reçoit, même de l'empereur, des honneurs extraordinaires. Il a son palais à Péking, le Cheng-kowig-fou, dans la partie ouest de la ville tartare. Le chef actuel delà famille est un jeune homme, qui vient de se marier il y a quelques années à la capitale ; il