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SAN-KIAO-KOUM, I ES TROIS RELIGIONS SE CONFONDENT EN UNE SEULE

l'eau dont la terre a besoin dans la sécheresse, ou bien d'arrêter les pluies excessives qui inondent le pays et ruinent le monde. Enfin leur présomption est si grande, et l'estime qu'ils ont de leur pouvoir va si avant, qu'ils se persuadent pouvoir secourir les hommes selon leur besoin, et se flattent de les retirer de toutes les infortunes où ils pourraient se voir engagés. Voilà à peu près les sectes, ou pour mieux dire les principales erreurs qui régnent dans ce vaste empire de la Chine. »

Les trois religions de Fo, de Lao-tse et de Confucius n'en font qu'une, selon la maxime chinoise : « San-kiao-koui-i. Les trois religions se confondent en une seule. »

Nous donnons ici une gravure tirée du P. Kircher, avec la note qui l'explique : «Cette » figure que vous venez de voir est divisée en trois ordres : le premier est celui de » 1 (A), c'est-à-dire la première divinité, le Seigneur et Souverain du ciel, que les » Chinois appellent Fé ou Fo, c'est-à-dire Sauveur. Ils le représentent tout éclatant » de lumière, pour mieux marquer ce qu'il est. Ils le dépeignent avec les mains ■> cachées, pour donner à connaître que c'est sa puissance qui opère invisiblement » toutes choses dans le monde, et ils lui donnent une couronne de pierres précieuses » sur sa tête, semblable à celle de nos saints, pour donner plus de gloire et de majesté » à sa personne. Il a à sa droite ( B) ce célèbre Confucius que les Chinois ont mis au » nombre des dieux, et à sa gauche (C) Lanzu (Lao-lsc ), que cette même nation » appelle l'ancien philosophe, et qu'elle honore comme l'auteur de la religion et » comme une des principales divinités. » (Chine illustrée, p. 184.)

Vers l'année 250 avant Jésus-Christ, la plus complète anarchie régnait en Chine. Les princes feudataires des Tcheoit, voyant la faiblesse de leur suzerain, s'étaient depuis longtemps révoltés. Le plus puissant d'entre eux, le roi de Ts'iu, s'empara de presque toutes les provinces qui restaient à l'empereur Nan-ouang, et Toung-tcheoukiun, dernier souverain des Tcheou, abandonna les sept villes qui reconnaissaient encore son autorité. Ainsi finit misérablement cette dynastie qui avait été si fertile en grands hommes et en célèbres philosophes.

I. DYNASTIE DES Ts'lX : Ts'lN-CHE-HOANG-TI. LE LETTRE FOtT-CHENG. l.E GÉN]

MOUNG-T'lEN. LA GRANDE MURAILLE. — II. DYNASTIE HES 1IA\: HAN-KAO-TSOU.

TCHANG-KIEN. SOU-OU. SSE-MA-TS'lEN. PAN-TCHAO. III. XGAÈ-TI. APOSTOLA1 !

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