TROU DE MINE
2° Au nord-ouest de Péking, à environ 30 kilomètres, on a construit près de la grande pagode du dragon noir ( Hèe-loung-t' an) un petit temple nommé Ouangts 'iuen-miao ; il est assez facile de s'y rendre, même en voiture ; la source thermale ne marque que 24°, et les bonzes louent quelques chambres aux mandarins ou aux Européens qui désirent y prendre les eaux.
3° Dans la préfecture de Young-fi ing-fou, à 7 kilomètres nord de la petite ville de Kien-tchangiin, existe encore une source thermale très chaude ; mais comme il n'y a aucun établissement et seulement une piscine en plein vent, elle n'est fréquentée que par les pauvres gens de la campagne.
40 Non loin de la sous-préfecture de Yu-tckeou, se rencontre également une source thermale, sans aucune habitation avoisinante ; cependant on peut se loger dans une petite pagode distante d'un kilomètre.
5 Près de la ville de Sucn-hoa-fou, à 25 ou 30 kilomètres est, se trouvent le
CEREALES.
village et la source thermale de la pagode blanche (Pc-miao-tse) ; elle est assez abondante et accuse 450 centigrades ; la source sort d'une montagne en terre jaune où les pauvres gens s'abritent dans des grottes après avoir pris leur bain dans une grande piscine en plein air. On dit cette eau excellente pour les plaies et les affections de la peau.
6° Enfin, à environ 70 kilomètres plus loin, toujours vers le nord-est, on voit une des plus belles sources thermales de la province ; elle est située entre les deux souspréfectures de Louvg-men-sien et Tche-tclieng-sien, mais beaucoup plus rapprochée de cette dernière. A 100 mètres d'une pagode en assez bon état, desservie par un bonze qui loge les baigneurs, sort de la montagne une source qui marque 750 centigrades ; elle est enfermée dans une espèce de puits mesurant 3 mètres de diamètre sur une profondeur d'environ 7 mètres. Ce puits est recouvert d'un gracieux pavillon et les empereurs de la dynastie des Ming, ainsi que K'ang-si et K'ien-loung, ont fait ériger soit dans la pagode, soit aux alentours de la source, 7 ou 8 stèles en marbre et en granit, où sont gravés l'histoire et les bienfaits de cette source. La tradition rapporte que, sous la dynastie des Yiten, un grand mandarin militaire aperçut un énorme serpent et lui donna lâchasse ; après une course folle, le reptile, près d'être atteint, entra dans un trou dans lequel le général enfonça sa lance ; lorsqu'il la retira, l'eau jaillit. Quoi qu'il en soit de cette fable, la source existe, elleest excellente pourtoutesles maladies rhumatismales, d'après les Chinois.et fort dangereuse si la moindre plaie existait sur le corps des baigneurs. Deux cabanes, if^S?^ mesurant chacune 30 pieds sur 15, contiennent des piscines en fort mauvais état aujourd'hui ; l'eau y arrive par un ruisseau en plein air d'environ 300 mètres de long, et accuse encore après ce parcours 530 centigrades. De Péking à cette source il y a quatre journées de marche, et quoique les chemins soient difficiles, quelquefois même dangereux, on peut, pour s'y rendre, louer facilement en dehors de la porte Ha-ta-men des mulets ou des palanquins.