‹ Péking, histoire et descriptionChapitre 30 sur 239 · CRI IX DE TSUEN-TCHEOU-FOU. PAGODE CIIOUI-LOU-SSE AU KOU-KIEN · texte numérisé non relu

CRI IX DE TSUEN-TCHEOU-FOU. PAGODE CIIOUI-LOU-SSE AU KOU-KIEN

fond, sans oser la résoudre, dans une remarquable brochure intitulée«CroixetSwastika»

(Shano-hai, 1S93). On y trouvera les plus précieux renseignements,

Trois autres croix ont été encore découvertes dans la province du Fou-kien, la 23e année de l'empereur Ouan-li, de la dynastie des Ming. La première est en pierre et a la forme de la croix sculptée sur le tombeau de saint Thomas à Méliapour ; on la trouva près de Nan-ngan-sien, et 1 empereur la fit réparer ; selon toutes probabilités elle date du IVe ou Ve siècle. — A Tsuai-tcheou-foii, près de la porte Jeu-foung, une seconde croix fut mise au jour dans le voisinage de la pagode Tonng-chan-sse , bâtie par les T'ang au commencement du VIe siècle ; les chrétiens ont placé cette croix dans leur église. — La troisième croix fut découverte clans la ville de Tsuen-tcheou-fou, près delà pagode Choni-loussc. Cette croix est en pierre assez grossièrement travaillée et remonte, ainsi que la pagode, au commencement du VI Ie siècle ; les chrétiens l'ont également placée dans leur chapelle comme un antique patrimoine.

Nous parlerons bientôtd'un monument plus

DYNASTIE DES T'ANG

important, mais nous devons auparavant dire quelques mots sur diverses petites dynasties et sur l'établissement de la grande dynastie des T'ang.

Les Tsin régnèrent de 265 à 419. Après eux, la dynastie des Souug, celle des T'si, des Lcang, des Tch'en et des Soui, n'eurent qu'une existence éphémère. C'est encore, comme précédemment, une période pleine de troubles et compétitions à main armée. Enfin, fait qui n'est pas rare dans l'histoire de la Chine, un général énergique vint rétablir la paix et la tranquillité dans l'empire.

Il s'appelait Li-cJic-min, et était le second fils de Li-yuen, prince de TangopÀ régnait à Si-nganfou. Suivant ses conseils, son père se fit proclamer empereur sous le nom de T ' ang-kao-tsou, et bientôt Li-clte-min, par ses talents militaires, lui soumit tous les royaumes indépendants et refoula les Tartares dans le nord. Ainsi fut fondée la grande dynastie des T'atig. Malgré la jalousie de ses frères, qui voulurent l'empoisonner ensuite et le faire périr dans un guetapens où ils trouvèrent euxmêmes la mort, l'empereur nomma Li-chemin prince héritier. 11 lui laissa le pouvoir en l'an 626, et se retira dans un palais où il finit ses jours le 25 juin 635. Le nouvel empereur prit les rênes du gouvernement sous le nom de T'angt'aè-tsoung, et lut un des plus glorieux souverains qui aient jamais gouverné la Chine. Il avait à cœur le bonheur de ses sujets ; protecteur éclairé des lettres, il remit en vigueur l'étude des livres classiques , homme de guerre habile, il donna à ses armées une organisation fort remarquable pour l'époque. En même temps que sa puissance, sa renommée s'étendit au loin, et les royaumes de l'Inde et de l'Occident lui envoyèrent des ambassades. C'est alors aussi qu'arriva d'Europe en Chine la première mission chrétienne bien connue. Le souvenir nous en a été conservé par la célèbre inscription de Si-ngan-fou. Entrons, à son sujet, dans quelques détails.

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