Porte d'entrée
Tous ces bâtiments étaient précédemment occupés par des bonzes. L'empereur donna l'ordre de les renvoyer pour faireplaceaux missionnaires.
tiré DE llExpeditio
DU P. TRIGAULT, 1MPR
Cliristiana 1MÉE EN 1616.
et nous avons eu un long entretien.
cément de vingt mou par l'eunuque lang, dont les biens avaient été confisqués. Le président du Tribunal des revenus, ayant été informé de l'ordre de l'empereur, donna cette propriété. Il fit son rapport à l'empereur, et reçut son assentiment...
» J'ai été chargé de faire exécuter les ordres bienfaisants et de publier les instructions de l'empereur. Je suis allé à la maison des savants Européens. Pantoja et ses compagnons, Longobardi, de Ursis, Diaz et les autres sont venus au-devant de moi,
- J'ai observé attentivement leurs discours et leur manière d'agir ; j'ai trouvé qu'ils sont hommes de bien et très distingués. J'ai pénétré le fond de leurs sentiments. Leur principale affaire est d'honorer le Maître du ciel et de la terre, de l'aimer, de croire et d'espérer en lui. Ils font consister les bonnes œuvres dans l'amour de tous les hommes ; le commencement de la vie chrétienne, dans le repentir des fautes et la pratique de la vertu. J'ai reconnu qu'ils se conduisentavecmodestieet déférence. Ils connaissent admirablement l'astronomie. Ils ont appris, scruté tout ce qui concerne le ciel et l'homme...
J'ai fait graver sur la pierre cette inscrip-
tion, en témoignage des faveurs accordées par l'empereur aux étrangers, et du vif désir qu'il a de rendre sa bienfaisance à jamais célèbre, et de traiter avec honneur ceux qui viennent de loin. »
Le P. Ricci, à son lit de mort, avait désigné pour son successeur le P. Longobardi, qui devint ainsi le supérieur de tous les Jésuites de Chine.
Nicolas Longobardi, né en 1565, à Calatagirone, en Sicile, s'embarqua pour la Chine en 1596. Il mourut à Péking en 1655, après un séjour de 59 ans. Sa manière de voir au sujet de ce qu'on a appelé les rites chinois, était différente de celle de son prédécesseur le P. Ricci. D'après le conseil du P. Pasio, visiteur du japon, qui lui avait écrit que les Jésuites de ce pays n'approuvaient pas les rites, Longobardi étudia la question plus à fond, et ces rites lui parurent entachés d'idolâtrie. En conséquence, il les interdit rigoureusement aux chrétiens, leur défendant, de plus, de se servir des mots Tien ou Changti pour désigner le vrai Dieu. Cette mesure n'empêcha nullement, tant que le P. Longobardi fut supérieur, qu'on ne vît se produire des conversions nombreuses et éclatantes.
En 1618, Ouan-li, jusque-là tolérant pour la religion chrétienne, publia un édit qui ordonnait à tous les missionnaires de sortir de l'empire, et défendait à tout Chinois de se faire chrétien. Le P. Longobardi vint alors à Péking pour essayer de présenter un placet à l'empereur, mais ce fut inutile. Tous les Jésuites de Péking, même le P. Pantoja, durent se retirer en laissant la garde de Cka-/a-eul (cimeùeve du P. Ricci)