‹ Péking, histoire et descriptionChapitre 9 sur 239 · VI. - LA CAPITALE DES MINGS. (PÉKING ACTUEL · texte numérisé non relu

VI. - LA CAPITALE DES MINGS. (PÉKING ACTUEL

En 1368, la dynastie chinoise des Ming chassa les Mongols, qui s'en retournèrent dans la terre des herbes, où ils reprirent leur vie nomade. Houng-ou ( 1 36S- 1 399)

INTRODUCTION

uitta sonnais

changea d'abord le nom de Talon en celui de Pé fiing-fou. En i 409, ) oung-lo qui définitivement Nan-king pour venir se fixer à Pc fi 'inç-fou, qui s'appela désorm. Pé-king, la capitale du nord. Ce n'est qu'en 1437 que les murs, jusque-là en terre battue comme ceux de Kambalick, furent revêtus d'un parement de briques ; c'est

Échelle de dix H chinois.

1. K'ioung-hoa-tao. — 2. Kou-lo : Tour ilu tambour. — 3. Tchoung-lo : Tour de la cloche. — 4. — Chouanç-t'a-sse. — 5. San-li-ho. — 6. Itouang-si-men. — 7. Tch'oung-jen-men. 8. Ts'i-hoa-men. — 9. Ouen-ming-men. — 10. Li-tchengmen. — 11. Choun-tche-rrien. — 12. P'ing-lse-men. — 13. Ho-y-men. — 14. Sou-ts'ing-mcn. — iv Teu-cheng-men. — 16. Ngan-ling-men. — 17. Porte selon Marco-Polo et Odoric. — 18. Observatoire des Vtien. — A A' Canal des Km séparant Tchounç-tou de Kambalick.

ce qu'on nomme aujourd'hui la ville tartare, qui renferme la ville impériale Hoangick'enget le palais impérial Tseti-kin tclicng. Les murailles avec leurs créneaux ont quarante et un pieds de haut ; leur épaisseur est de soixante pieds à la base et de cinquante au sommet. Voici les mesures prises avec le plus grand soin par MM. Fleuriais et Lapied, officiers de la marine française, venus à.Péking en 1874 pour observer le passage de Vénus.

PEKING

Mur du Sud, 6.690 mètres; soit n // 64

Mur du Nord, 0790 mètres; soit 11 h Si.l Au total:

Mur de l'Est, 5.330 mètres; soit 9 h 27.I23.720 mètres.; soit 41 h 26.

Mur de l'Ouest, 4.910 mètres; soit 8 h 54. J

. de dix li , hinoi r.

1 Kio-leano'-hr). — 2. Teuch-ung-men. — 3 N^an-tinç-men. — 4. Toung-'chemen. — 5. Ts'i-hoa-men. — 6. Ha-la-

men. 7. Ts'ien-men. — 8. Choun-tche-men. — 9. P'ing-tse-men. — 10. Si-tche-men. — il. Tchoung-lo : Tour delà

cloche. 12. Kou-lo : Tour du tamliiur. — 1; Ki-choui-t'an. — 14. Ri-ncan>m?n. — 15. Tnung-ngsn-men. — 16. Chouang-

fasse. — 17. Observatoire. — iS. Canal de T oung-tcheou. — 19. Ancien mur est de Kambalick. — 20 et 21. Anciens remparts rie Léao. — 22. Pè-vun-kouan. — 23. T'ien-ning-sse. — 24. Si-pien-men. — 23. T'ou-ti-miao. — 26. Tchang-imen. 27. Fa-yuen-sse. 28. Hée-oua-iao. — 29. — Léou-li-tch'ang. — 30. Temple de l'Agriculture. — 31. Temple du Ciel. — 32. Fa-t'a sse. — H- Toung-pieil-men. — 34. Cha-ouo-men. — 35. Kiang-ts'e-men. — 36. Voung-ting-men. — 7. \an-si-nien.

La ville chinoise, située au sud de la précédente et appelée Nan-tclieng, ville du sud, fut construite en 1524 par Léou-pï-ouen, grand ministre de l'Empire, et entourée de murs en 1 564.

I. LA MYTHOLOGIE : p'AN-KOU, LES SAN-HOANG, FOU-SI, NU-KOA, LES PREMIÈRES ORI- GINES DU PEUPLE CHINOIS : HOANG-TI, VAO, CHOUN, VU. II. LA DYNASTIE DES

TCHEOU : OOEN-OUANG, OU-OUANG, KIANG-TAÈ-KOUNG, TCHEOU-KOUNG. MANIFES- TATION DE BOUDDHA. SI-OUANG-MOU. III. LES GRANDS PHILOSOPHES! LAO-TSE,

CONFUCIUS, MOUKG-TSE.

père de l'Univers, dit la mythologie chinoise, fut P'an-kou. Ce personnage se métamorphosa: « sa )> tête forma les montagnes ; ses yeux, les astres ; » ses cheveux, les arbres; ses veines, les rivières, » et c'est ainsi que fut créé le monde. » On le représente ordinairement vêtu de roseaux, tra vaillant dans les rochers, ou tenant en main le soleil et la lune.

A P'an-kou succédèrent les trois rois (Sauhoang) : celui du ciel, celui de la terre et celui des hommes. Comme leurs noms l'indiquent, chacun a une fonction spéciale.

Après les trois rois, paraît Fou- si ; sa mère, dit l'auteur du Li-Ki, fut Hoa-su ; de son épouse Nu-koz naquirent deux fils : Hoang-ti

Chen-nouitg.

et C'était l'âge d'or; « dans les tours du palais impérial, le Foung-hoang (Phénix) « faisait son nid ; le ICi-lin, couvert d'écaillés, se promenait dans les jardins. »

Fou-si inventa les Pa-koua, figures numériques qui servaient, dit-on, à computer le cours des astres. On lui attribue aussi les deux instruments de musique nommés Kin, si fort en honneur autrefois parmi les Chinois.

Malgré la légende qui place son tombeau dans le Ho-nan, près de Kaè-foung-

PEKING

fou, Fou-si ne peut pas être venu en Chine. Ni les King (livres sacrés), ni Confucius, ne font mention des générations qui précédèrent Yao. Les noms de Fou-si et de Cken-noung, son prétendu successeur, se trouvent, il est vrai, dans l'appendice du Y-king, mais Confucius ne dit nulle part qu'ils aient régné en Chine. Comment admettre que ce philosophe eût passé sous silence un fait si important, s'il l'avait cru authentique ? L'historien Sse-ma-tsien, que l'on a surnommé l'Hérodote de la Chine, ne parle point du règne supposé de Fou-si, et commence sa grande histoire par celui de Hoang-ti. Enfin, l'empereur K'an-si 1 ui-même, dans son commentaire du Y-king, en présence de toutes les fables débitées sur Fou-si, a pensé devoir se taire sur ce personnage.

« Fou-si a été plus heureux en Europe que chez nous, dit le P. K'o, Jésuite chi-

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