APRÈS LE BAL
Il a passé comme nn nuage,
Comme un flot rapide en son cours, Et mon cœur garde son image Toujours 1
Mme de Giuardin.
Le bal était fini, les danses terminées ;
L’orchestre avait cessé son délirant accord ;
Mon pied distrait foulait bien des roses fanées ;
Le bal était fini, — moi je rêvais encor.
Je l’avais entrevue : oh ! qu’elle était charmante ! Qu’elle était gracieuse avec ses cheveux d’or ! J’avais vu tout un ciel dans sa prunelle ardente . . . Mais elle était partie, — et je rêvais encor !
Je ne l’ai plus revue ; et mon âme inquiète A voulu vainement chercher d’autres amours ; Car, depuis ce soir-là, pour le pauvre poëte,
Bien des jours sont passés, — et j’y rêve toujours !