‹ Pèlerinages d'outre-mer [microforme]Chapitre 9 sur 24 · sixé D'outa d · texte numérisé non relu

sixé D'outa d

avec la giande euve baptismale où l'on plongeait les

Mais l'heure s'ävance et la procession des ‘pèlerins pürt de la basilique pour y revenir après ün assez long détour. Puis à lieu l« bénédiction du très saint Satreinent donnée par Sa Grandeur iicnseigneur Bellot,

Il est déjà tard, mais je ‘ne puis songer au repos avant d'aller cueillir une branche du laurier planté par les mains de sainte Radegonde elle-même, et précieuse ment conservé dans les jardins de l'évêché. A quelques pas de cet arbre béni, s'élève une croix plantée par Monseigneur Pie avant son départ pour le concile du Vatican. Sur le pied de cette croix on liten latin l’inscription suivante :

A l’éternel souvenir du vieux monastère de Sainte-Croix. . Ici était placé l’autel à de la vénérable basilique.

Louis Edouard, évêque de Poitiers, partant pour le concile du Vatican, érigea et bénit cette croix le 26 octoovre mil huit cent soixaute-neuf.

Je m'agenoulle avec respect au pied de cette croîx, et je prie pour de salut des miens, car je foule un sol béni, théâtre d'un souvenir qui se perpétuera dans l'Eglise de Jésus-Christ jusqu'à la consommation des siècles.

Qand le Veñdredi-Saint, on transporte solennellement pour la messe du Présanctifié, le Corps de Notre Seigneur laissé au reposoir depuis la veille, le chœur entonne le Vewilla regis prodewnt, cette hÿmne ‘majes-

tueuse, où Fortunat de Poitiers trouvait de sublimes accents pour chanter le triomphe douleureux du Sauveur des hommes sur l'ennemi de leur salut, et les notes plaintives du cantique sacré retentissent comme un reproche au fond de l'âme de ceux pour qui Jésus a souffert et est mort. Or, d’après une tradition des plus avérées, je suis à l'endroit même où, pour la première fois, retentit aux oreilles des anges et des hommes le chant de victoire du divin conquérant de la mort eb de l'enfer. Pénétré de ces émotions salutaires, je ,bénis en pleurant le Dieu de miséricorde qui nous a rachetés, et je m’éloigne avec la résolution de faire courageusement mon pèlerinage de Lourdes, et plus courageusement encore, le pèlerinage autrement long et pénible qui ne se terminera qu'avec le dernier soupir.

Le lenemain, 20 août, j'étais debout avant l'aurore, Car il y a un pèlerinage spécial à Ligugé, à deux ou trqis lieues de Poitiers. En quelques minutes le train est arrivé à la gare. Le révérend Abbé du monastère bénédictin de Ligugé attend les pèlerins, la mître en tête et la crosse à la main. La croix de procession entre deux acolytes ouvre la marche, et la procession se dirige vers la chapelle de l’abbaye, en chantant un cantique en l'honneur de saint Martin, avec le r:frain Sancte, sancte, sancte Martine. ora, ora, or, pro mobis. La chapelle du célèbre monastère fondé par saint Martin, que saint Hilaire avait conduit à ce lieu de bénédiction, est bientôt encombrée par l’affluence des pèlerins.

. Les prêtres y célèbrent la messe, les fidèles communient

et prient avec ferveur le grand saint de la Pannonie, que la France est si fière de compter au nombre des siens.

En attendant l'heure de la grand’messe, on contemple à travers une grille l’antique abbaye, illustrée par les vertus et la science de tant &'humbles fils de saint Benoît naguère encore le séjour d’un dom Chamard, et aujourd’hui veuve de ses propriétaires. Les décrets d'u gouvernement impie les en ontexpulsés, mais sur la porte on a écrit ces mots entourés d’une couronne d’immortelles : Spes illorum iminortalitate mlena est : “Leur espoir est plein d’immortalité” C’est ici que jadis Martin, de soldat devenu moine, édifia ses frères par l’héroïsme de ses vertus. C’est d’ici qu’on l’arracha pour l’élever sur le siège de Tours, où il devait briller comme la lumière placée sur le candelabre.

“ C’est alors, dit un, auteur, qu'on enleva à notre Poitou le plus beau fleuron de sa couronne. Martin, cet homme incomparable que Dieu avait amené du fond de la Pannonie jusque dans nos contrées de l’ouest, pour être l’ornement de la ville et du diocèse de Poitiers, et l'Elisée du grand Elie, nous voulons dire du grand Hilaire ; Martin, ce thaumaturge admirable, cet apôtre infatigable, ce fondateur de l'Ordre monastique dans la Gaule occidentale, cette lumière céleste qui avait chassé devant elle les ténèbres de l'idolâtrie; Martin n'appartiendra plus au Poitou que par le souvenir, et ce souvenir se persopnifiera en son monastère de Ligugé! Ligugé, c’est Martin vivant et se perpétuant d'âge en âge au milieu de nous. Sans Ligugé le Poitou aurait la honte d’avoir oublié Martin. Martin sans Ligugé ne serait qr'une partie de lui-même, et Ligugé sans Martin ne seraii qu’un Corps sans vie.”

» Rd

Mais l'heure de la grand’messe a sonné. C’est dom Bourigaud, le R. P. Abbé, qui officie, aidé seulement d'un diacre et d’un sous-diacre en dalmatiques romaines, Un père Assomptionmste commente en chaire les paroles de

. saint Paul : “ C'upio dissolui et esse cum Christo ; et ces autres de saint Martin mourant : Domaine, si adhuec populo tuo sum necessarius, non recuso laborem ; ” Je désire la dissolution de mon corps pour être avec le Christ. ... Seigneur, si je suis encore nécessaire à votre peuple, je ne refuse pas le travail.”

Au sortir de’ la messe les pèlerins se dirigent en procession vers la chapelle du catéchumène, où saint Martin ressuscita et baptisa un jeune homme qu'il aimait beaucoup, et qui était mort sans baptême durant l'absence du saint. Une inscription sur la façade de la chapelle rappelle en deux mots le merveilleux évènement, Hic Eliseus, alter Martinus, catechumenum à mortuis revocavit ; “Ici Martin, nouvel Elizée, ressuscita un catechumène d’entre les morts” — Les pèlerins se dispersent pour déjeuner, dans les différents endroits où l'hospitalité leur est généreusement offerte. Pourmoi, la Providence me conduisit chez un catholique aussi distingué par sa naissance que par sa vertu. Une grande table abondamment servie y reçut de nombreux convives, sans distinction de rang ni de fortune, véritables agapes chrétiennes présidées ‘par le chef de la maison, M. de M. fils d’un ministre de Charles X.

Encore une visite à saint Martin pour lui recommander mes amis. Encore un coup d'œil sur les tablettes de marbre placées de chaque côté du sanctuaire, où

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l'affection de ses enfants à gravé cet éloge bien mérité du meilleur des pères ;

O Martine !

O pie } .Quam pium est gaudere de te !

Prophetis compar, apostolis concertus, Prœsulum gemma, Pastor egregie, Pietate, misericordiä, charitate ineffabilie,

Suceurre nobis nunc et ante Deum, O Martine !

“ O bienheureux saint Martin ! Comme c'est une pieuse pensée d’aller chercher en vous la joie et la paix !

” Rival pendant la vie des prophètes et des apôtres, Perle des évêques, Pasteur choisi entre tous, vous qui étonniez

le monde par votre sainteté, votre miséricorde, et l’ineffable charité de votre âme, secourez-nous maintenant

pe

que vous êtes devant Dieu, 6 grand saint Martin

Le père Abbé se tient à la gare pour bénir tous les pèlerins qui partent. Il est 4 heures de l'après-midi, et noug né serons rendus à Lourdes qu'à 8 heures demain matin. Quelle séance interminable dans ces wagons insupportables, surtout quand on brûle d'arriver au terme tant désiré du pèlerinage! À Angoulème, le train arrête juste assez longtemps pour permettre à Sa Grandeur l’Evêque de passer devant chaque wagon afin de bénir et consoler les malades. A Bordeaux, le clair de lune nous permet de contempler en passant les eaux rapides de la Gironde. Puis vient le grand silence de la nuit, interrompu seulement par les soupirs des pauvres malades.

idi, et emain agons er au | train Granann de lair de s eaux e de la auvres

PLERINAGES D'OUTRL-MER 78

Déjà, at soleil levant, lon voit briller au loin les cimes des Pyrénées, couvertes de neiges éternelles. Tout à coup; au détour d’une montagne sauvage, se présente comme une céleste apparition aux yeux éblouis du pèlerin, la flèche élégante de ln basilique de Marie. “ Lourdes! Lourdes ! ” s'écrient à la fois tous les pèlerins, et le cantique d'arrivée retentit joyeux. Nous sommes attendus, car tout un bataillon de brancardiers, munis de leurs appareils de transport, stationnent à la gare. Ce sont pour la plupart des jeunes gens choisis parmi les familles les plus distinguées. À voir le dévouement qu'ils y mettent, on reconnait bien le sang noble et généreux qui coule dans leurs veines. Il leur faut en même temps une patience d'ange et un courage de lion, il leur faut la force du soldat et la tendresse de la sœur de charité, pour accomplir leur rude et délicate besogne. Au départ et le long du chemin, ils ont été à leur poste. Mais ce n’était là quelde prélude de leur service héroïque. Ici, à Lourdes, durant les quatre jours du pèlerinage, il leur faut descendre les malades, les transporter avec mille précautions de la gare aux hôpitaux, puis de là tous les jours, à la piscine ; il leur faut les plonger dans la piscine, les placer ensuite devant la grotte ; il leur faut vaincre le sommeil, la chaleur excessive, la répugnance provoquée par l’odeur et l'aspect repoussant de

certaines maladies ; et tout cela sans murmurer, sans rougir, au contraire, avec gaieté de cœur et avec piété ; car, disons-le pour faire comprendre la noblesse de leur charité, le poste de brancardier est un poste convoité, et la moindre infraction à la consigne, le moindre retard

au rendez-vous, fait remplacer par un concurrent l'hospi-

talier négligent.

Les pèlerins se dirigent en foule vers la basilique pour s’y fortifier par la sainte communion. La vaste nef et la crypte sont remplies. Chaque autel est occupé par un célébrant, un prêtre servant la messe et plusieurs autres attendant leur tour. Il m'a fallu entendre six messes consécutives avant de pouvoir célébrer. Et il n’y a rien d’étonnant ; car les 15 ou 20 mille pèlerins réunis à Lourdes sont accompagnés par à peu près mille prêtres et réligieux. On y voit jésuites, dominicains, bénédictins, franciscains,carmes, premontrés,assomptionnistes, etc. Quant aux religieuses, je renonce à en donner la nomenclature, tant elle est nombreuse et variée. On entend chez les pèlerins toutes les variétés de prononciation, toutes les langues et tous les patois de la France, l'accent teutonique de l’Alsacien, la voix sonore de l'Espagnol. Tous les types, tous les costumes, toutes les langues se sont donné rendez-vous au sanctuaire de celle que “toutes les nations doivent proclamer bienheureuse.”

Mes lecteurs connaissent trop bien la basilique, pour que je tente de leur en donner une description. Je ne parlerai donc pas de cette merveille d'architecture, couronnant le rocher de Massabielle, avec sa flèche aérienne qui nous montre si bien la voie du ciel ; je ne parlerai pas des mille ex-voto en or, en argent, en pierres précieuses et en marbre, qui ornent ses murailles ; des riches bannières qui flottent à la voûte, et dont ia moins élégante n’est pas celle de notre cher Canada ; des nobles épées et des croix d'honneur, dont de vaillants capitaines ont fait hommage à la plus royale des Dames et à la ” plus auguste des Reines. Je ne mentionnerai pas l’osten-

soir colossal en émaux, et les pierreries qui enrichissent le trésor. Et puis, pour rehausser la grandeur de ce monument, voilà que l'architecte a tracé le plan d'une nouvelle chapelle, qui doit, pour ainsi dire, servir de piédestal à la basilique supérieure. Cette nouvelle structure partira du pied de la colline et dressera son chevet jusqu’au portail de la basilique. Elle s'appellera la Chapelle de N.-D. du Rosaire, sans doute, pour apprendre * aux fidèles que c’est par le Rosaire qu'on arrive au cœur de Marie. Les travaux de la nouvelle chapelle avancent, les contributions affluent, car Sa Sainteté Léon XIII, à | l'occasion du jubilé des noces d'argent de Lourdes, a commué le jeûne ordinaire en une aumône en faveur de l'érection de la nouvelle chapelle.

Comme N. D. de Lourdes est grande avec sa couronne de montagnes gigantesques souvent voilées de nuages ! Comme elle est belle avec le Gave aux eaux torrentueuses qui enlace la colline et la Grotte comme un ruban argenté ; avec les coteaux verdoyants qui ont à peine le temps de se mirer dans ses flots rapides ! Comme elle est belle avec son château du 18e siècle, bât: sur les ruines d'un præsidium romain, entouré d’une triple enceinte de murs, et flanqué de vigies aux mâchicoulis béants et aux meurtrières perfides ! Comme elle est charmante avec ses habitants aux mœurs simples et pastorales, au langage harmonieux ; avec ses jeunes vierges aux traits de Bernadette, qui vous offrent des cierges pour la Grotte et qui sont toutes enfants de Marie ! Mais comme elle est céleste, avec son auguste sanctuaire dont la Reine du ciel a elle-même ordonné l'érection ; avec son Calvaire qui prêche à tout venant

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l'amour de Jésus-Christ ; avee sa Groîte sanotifiée par la présence de Marie et les prodiges de sa royale munificence ; avee sw piseine miraculeuse, “torrent au berd de la voie, où le pauvre malade et l'humble pécheur viennent boire pour relever la tête ” vers celle qui les fortifie et les sauve ! Comme elle est édifiante avec ses souvenirs de l'innocente enfant qui fut choisie entre mille et entre dix mille, pour être l'objet des incomparables prédilections de Marie : avee l'humble moulin qui abrita sa tendre vertu, et la lettre touchante qu'elle y adressa à ses bien-aimés parents et qu’on y conserve comme une relique ! Oui, vraiment, c’est ici le “ Tabernacle de Dieu avec les hommes,” et c'est à Marie que Dieu a confié le soin de faire les honneurs de sa demeure.

Et c'est ce que comprennent bien tous les pèlerins

qui viennent en ce lieu trois fois saint, Quand ils sacrifient joyeusement leur temps, lour argent et leur bienêtre pour accomplir ce grand acte de foi qui s'appelle un pèlerinage, ils savent qu'ils ne retourneront pas les mains vides, mais que leur confiance en Marie sera récompensée au centuple. C’est pour soutenir cette confiance et pour donner à Dieu des preuves de leur bonne volonté, que ces vaillants croisés de Marie passent le jour et la nuit, tantôt adorant Dieu réellement présent dans le sacrement de nos autels, tantôt priant les bras en croix, ou chantant les louanges de Marie à la piscine ou devant la Grotte, agenouillés dans la poussière, baisan’ la terre avec humilité, C'est encore pour fléchir le ciel qu’ils ne prennent d'autre lieu de repos, la nuït, que les sièges de la basilique ou le pavé de la Grotte, pleurant et priant jusqu’à l'aurore, ou qu’ils se conten-

iscine e, baichir le Ÿ nuit, àrotte, onten-

Jene puis que sign uel

ques, n'ayant

lignes, je ne

? Toutefois, J'ai va moi- ‘étiquette (car tous les ôpitaux respectifs, sont ant le caractère de leur Ï : * Carie des os du se remuait qu'en

son retour je Ja vis urs. Elle se Couchaïit

parfaitement revenus. Cinq médeëins ont constaté sa guérison, les uns avec étonnement, les autres avec admiration et reconnaissance. Des personnes parfaitement éclairées et dignes de foi m'ont raconté la guérison étonnante d’une jeune fille chez qui une maladie des nerfs avait recourbé les jambes en arrière jusqu'aux épaules. C'était une masse informe que l’on transportait dans un panier. Elle fut plongée dans la piscine, et elle se rendit à pied jusqu’à la Grotte. A son retour, les employés de la gare de Poitiers en croyaient à peine leurs yeux.

Voici maintenant la liste des miraculés publiée dès les premiers jours du pèlerinage :

Mile Bentz, guérie instantanément d’une tumeur abdominale existant depuis plusieurs années ;

Sœur Eugénie du Bon Secours de Troyes, guérie instantanément d’un phlegmon avec fistules ;

Madame Gatoux, guérison instantanée d’une affection ulcéreuse de l’estomac avec vomissements noirs persistant depuis plusieurs années ;

. Monsieur Olysse Dordenne, atteint de cataracte double déterminant cécité, peut lire facilement ;

Sœur Adrienne, hospitalière de Nancy, arthrite fongueuse des deux urticulations fémoro-tibiales. Après le bain à la piscine toute trace de cette double affection disparaît. *

Mlle Michel, tumeur blanche du genou gauche depuis dix-huit mois, enkylose de l'articulation fémorotibiale ; guérison subite et complète de la tumenr et de

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l'enkylose. Mouven:ents devenus faciles, marche n male,

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e Marie ?

Tous les soirs, clamation des

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milliers de flambeaux allumés dessinant de lumineux zigzays dans les lacets de la montagne, de la Grotte à la Basilique, puis circulant comme un ruban de feu autour du sanctuaire de Marie pour redescendre dans 11 plaine, et là décrire en étoiles mouvantes une Z{ gigantesque, douce initiale du nom qe notre Mère, forme gracieuse que la piété des missic:rsires 4 su donuer au labyrinthe de leur promenade. La procession défile lentement comme un panorama céleste, elle retourne à la Grotte pour y dire bonsoir à la meilleure des mères, puis les luraières s'éteignent, tout rentre dans le silence, et l'âme du pèlerin goûte encore davantage, avec le calme de la nuit, la paix que Dieu donne aux âmes de bonne volonté.

Mais la dernière heure de ces vacances du ciel a déjà sonné. Il faut déjà songer aux adieux. Et pourtant, il fait si bon habiter en ce lieu sous le regard de Marie, y dresser sa tente comme les Carmélites et les Bénédictines, les pauvres (lisses, les Sœurs de l’Immaculée Conception, ces vierges sages qui, les yeux tixés sur l'épouse, attendent sans crainte comme sans négligence la venue de l'Epoux.

Ah ! pourquoi des jours si purs ont-ils leur déclin ? C'est qu'ici est le Thabor, et que les splendeurs de la Transfiguration ne peuvent pas durer toujours ici-bas. I1 nous faut de ces hauteurs redescendre dans la plaine pour y combattre le Bon combat, fortifiés que nous rommmes par ce contact avec la source même de la force et du salut, encouragés par l'exemple de nos pères en Jésus-Christ, et sûrs de la protection de Marie.

Adieu donc, collines saintes, théâtre du plus mervoilleux prodige drs temps modernes ; adieu, grotte

eux à la tour aine,

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