Les Syrtes. « Que l'on jette ces lys
particulière, on distinguait encore l'influence profonde de Baudelaire.
« J'ai beaucoup aimé les Fleurs du Mal, pendant mon adolescence et ma toute première jeunesse, dira plus tard Moréas. J'admire toujours Baudelaire et ne le relis jamais. Ses préoccupations, comme ses épithètes, me gênent à présent jusqu'à l'angoisse : une angoisse physique ; certes, Baudelaire est un vrai artiste, comme nous l'entendons aujourd'hui, ou, plutôt, comme on l'entendait il y a quelques années. Allons, c'est un grand artiste tout simplement, c'est même un grand poète. Ce n'est pas un pur poète. i »
Quelle franchise ! et comme ces phrases traduisent mieux qu'aucune étude le sentiment que Moréas eut de l'esthétique, son souci de la simplicité de la perfection, sans lesquelles il n'y a pas de poé sie pure.
Dans l'intimité, il s'exprimait différemment su le compte de Baudelaire. Il s'écriait : « C'est ui sot ! » (Le mot même était plus brutal.) Et comm on s'étonnait de cette critique un peu brève, il ajou