‹ Pelléas et Mélisande de Claude DebussyChapitre 13 sur 35 · V. ci-dessus, page · texte numérisé non relu

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2. Mais il eut toujours pour J.-S. Bach une admiration parfaite. Et il disait de Jui qu” « il contient toute la musique ». :

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ANALYSE MUSICALE x

Harmonie. Il suffit, pour rajeunir les accords tradlitionnels, d'établir entre eux des contacts nouveaux. Comme dit Ch. Kæchlin, « il y a la manière ». Ces agrégations simples de 2, 3 ou À tierces empilées, autrement dit ces accords de 3 sons [A. parfaits]. de 4 sons [accords de septième], de 5 sons [accords de neuvième], fonds unique de l’art musical jusque vers 1900, ont si peu perdu leur efficace que Claude Debussy, en les présentant à sa façon, leur a conféré des -puissances nouvelles. Leurs essentiels types se ramènent, on le sait, à ceux-ci : |

© Accord parfait Accord de 7° Accord de 9?

IF Sons IV Sons V Sons

EE

produits de la résonance naturelle et dont il est si facile, en faisant vibrer le sol grave d’un piano, bien accordé, de percevoir les magnifiques effluves sonores. Les musiciens modernes n'avaient point dépassé ces étagements-là, sans doute parce que l'oreille, dans la série indéfinie des harmoniques (1) suscités par un son isolé, ne perçoit avec netteté que les premiers, jusqu’à la neuvième. Même cette neuvième, peu de per- - sonnes l’entendent; et l’accord de cinq sons, qui la renferme, n'était jusqu’à nos jours employé

1. Les s2ns harmoniques (en noir) s’espacent en réxilé plus largement : ils sont ici serrés autant que possible contre le son fondamental qui les évoque.

Maurice EMMANUEL. — Pelléas. 7

que sur le cinquième degré de la gamine majeure.

Cette gamme majeure fut le centre vital de la musique, depuis le xvn° siècle; sans doute aussi parce que les phénomènes de la résonance naturelle, trop étroitement perçus, semblaient conseiller à la langue sonore d’être « majeure » (1). De là une formule unique, le mode d'’ut. dans lequel le premier degré fut la tonique et le cinquième la dominante :

mode d’Ut

car il se forma peu à peu, dans l’entendement des musiciens, la croyance à la chute presque nécessaire de l’accord parfait ou de l’accord dit de septième, installés au cinquième degré, Sur l'accord parfait de la tonique :

Cadences dites Parfaites

avec la septiéme accord de quarte et sixte

Et il y eut une tyrannie des cadences (2). Sots

1. C'est-à-dire que le troisième degré de la gamme, en montant doit former, avec le premier degré, l’intervalle de tierce majeure.

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