LES OTAGES I
être pardonnes. Ils ont semé dans les provinces du nord de la France et en Belgique de la haine, de l'horreur et du mépris pour des siècles. Mais ne croyons pas à des desseins si profonds. Pour moi je n'hésite pas à percevoir derrière tous ces actes plus encore que les mauvais instincts du sauvag-e, la stupidité de la brute. Qu'ils aient pour principe : tout ce qui est utile est légitime, soit. Mais, dans les faits relatés dans le second rapport de Payelle, l'utilité n'apparaît jamais. C'est pourquoi il n'y a rien à comprendre, mais il faut se souvenir et penser aux représailles. Pas de Tolstoïsme, mais du Biblisme, de l'implacable Biblisme.
l80 PENDANT LORAGE
KÂNT
18 mars igiô.
Je ne sais vraiment pas pourquoi ce matin, dans la somnolence du réveil, j'ai été obsédé par un nom que je n'ai jamais évoqué volontairement, celui d'Emmanuel Kant, le grand philosophe de l'Allemagne, qui, grâce aux efforts de nos universitaires, était devenu, depuis cinquante ans. le véritable maître de la philosophie française. Kant était, certes, un î^rand génie philosophique, mais la division de son œuvre en deux systèmes contradictoires aurait dû le rendre suspect aux éducateurs de notre jeunesse. Les principes