‹ Pendant la pluieChapitre 27 sur 32 · ArisLopliane, les Chevaliers · texte numérisé non relu

ArisLopliane, les Chevaliers

lilÀLOGUE DES MORTS 337

Vous valiez bien mieux, lorsque vous étiez moins estimé de beaucoup de gens.

Ne comptez pas les suffrages ; pesez-les. Si je vous vois élevé par les suffrages de la multitude, si vous entrez dans les théâtres au bruit des acclamations et des applaudissements, — si les femmes et les enfants chantent vos louanges par les rues, ne vous étonnez pas que j'aie pitié de vous, — sachant, comme je le sais, quel chemin conduit à cette faveur ^

HelvéUus, — Le peuple, indigné que la loi le contraigne, veut être séduit, flatté, trompé comme un roi.

Jean Alphonse. — Un des attributs de Tancienne royauté dont le peuple a hérité et qu'il conserve, c'est d'avoir ses fous, ses l'Angeli, ses Triboulet, etc.

Cicéron. — Dites-moi, petit Thiers, ils avaient donc démoli votre maison comme la mienne?

Thiers. — De même qu'ils l'ont également rebâtie aux frais de l'État ; mais moi, plus malin que vous, je les ai attrapés et j'ai gagné dessus.

Cicéron. — Quelqu'un en France a-t-il emprisonné et tué autant que vous de faux et de vrais républi* cains?

Thiers. — Je ne crois pas; mais c'était leur faute, comme ils l'ont reconnu plus tard : il n'y avait pour me convertir qu'à me nommer Président de la Republique.

Le cardinal de Retz. — Parlons un peu du fond qu'on doit lEaire sur la faveur populaire : j'ai été tour à tour adoré et haï par le peuple de Paris. — Et vous, monsieur le prince, vous souvient-il des feux de joie que ce même peuple alluma quand le Mazarin et la

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