‹ Pendant la terreurChapitre 53 sur 83 · I. Inédit · texte numérisé non relu

I. Inédit

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On a transféré ce malin vingt -deux détenus à Saint-Lazare. Saipte- Pélagie est destinée uniquement, dit-on, à faire une maison de justice. En conséquence, j'écrirai, ce soir, à l'administration de police pour demander ma translation soit aux Anglaises, soit aux Écossais, soit au Luxembourg, peur n'être pas trop loin de vous. Par ce moyen je m'en rapprocherais même. L'on dit qu'au Luxembourg on jouit de l'air extérieur, en promenade dans la grande CôllF. Je ne sais pas somment j'ai en assez de tranquillité de tète pour faire des vers. .\i;i cellule on j'élais seul, que j'avais disposée à ma taille, et oii je travaillais, je la quitterai fivec regret, Ce n'esl pas assez d'être prisonnier, il faut changer de fers quand on s'est accoutumé aux premiers.

Mais que m'importe! pourvu que je ne sois pas trop loin de ma famille, de tous mes bons et vrais amis.

Son parti est pris maintenant; la crise n'entamera pas son courage. Sans doute il en souffrira; mais qu'est-ce qu'une douleur de plus, quand on souffre de tous les côtés1?

J'ai senti que j'abandonnerais avec peine Robert, f.habroud, Ballin-, et qu'il faudrait faire encore un nouvel apprentissage des caractères avant de se lier et courir les risques de perdre une cellule où l'on vit seul et libre de faire ce qu'on veut, à l'heure où on le veut. Vienne l'ordre quand il voudra. Je lèverai tranquillement le pied je plierai, ma tente chéti\e ei j'irai, soumis, la dresser en quelque lieu qu'on m'assigne.

Bientôt il est décidé que les prisonniers seront conduits a Saint-Lazare. Voici les premiers sentiments d'Eulalie à cette nouvelle :

Dans le malheur, les objets rarement offrent deux aspects, ou pour mieux dire, on n'en voit presque toujours qu'un seul;

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