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\.f lendemain dr'S Mni.s. - - I.o ni.jl de liivurul. - Loj articles dr lOiirnatix. — li'Alrmtx^il leromniHndc Uoiichcr à l'Académie. — Cnlii|iie du poème. — Ses beautés. — Roucher iirccurseur. — Jugements de Lamartine, Sainte-Heiive, etc. — Pliilnsuplic et liistorii-n. — Les lettres de Jeun -Jacques Rousseau a M. ilc Maleslierbe-.
— tx|dication de la liaine de La Harpe. — Pourquoi Roudier ne lut |ias de l'Acadéinie. — L'ne petitesse de Ruilon. — Les disciples de La Harpe. — Le poète venLrè. — Cabanis. — Laeépède. — Marmontel. — I»upaty. — Chamfort. — .Mercier. — Tliomus. — CliaptaL L"abbé .Maury. — Turjrot. — Madame Xeeker. — l'iouclier conlidenl du coinlc de Guibcrt. — A propos de Voltaire. — Les Mois à la i\»nr. — Tii'dutin cil.-f. — Maury défenseur de Rouclier à l'Académie. — Fierté du poète. — Les commencements do la société d'Autcuil. — l>e poète polémiste. — Variété de ses travaux. — An Mercure, au Juiirnal de Paris. — Nmi veaux poèmes. — Vastes projets. — Procédés de travail. — Les At/iants de Lyon. — Odes sur divers sujets d'actualité. — L' Alntanacli des Muses. — Siotes ruines dj Moutfort. — Victor Hugo à Montfort, en 182j, dans la maison de Roucher. — Lu m^irl de LiopoUl de Brunswick. — Une intrigue académique. — Vie domestique. — Intimités. — La bibliothèque du poète. — Kducation dTulalie. — Les dernières années de bupaty. — Sa mort. — Iiésespoir et maladie de Roucher.
— Cnllc reli'ç'iciix pour sa ménioin'. — Onvol-ltcsherbiers, grand-
o8 l'KNDANT l.A TLRKEL'U.
pt'i'c iJ'AUii'i] ilr .MubsL'l, ami iiilime el voisin de lîou'jlici. — Jtiscours iiia(;uuni(iiiL'3. — Singularité de la mort d'iiiie de Ucannioiil. — Les salons : chez mesdames Necker et Helvélius. — L'^ rénaclc : ISouclier et André Cliénier chez Trudaine. — Bonté d'àim' du poète. — Aiiroro de l"i89. — Les premiers événements politiques. — Kntliousiasme de lloucher. — Nouvelles espérances. — L'aîuour du bien public elfacc li's décopiions du poète.
La J/uis parurent le i3 lévrier 178U. « C'est, en poésie, le plus grand naufrage du siècle, » a dit Uivarol, Le mot est \rai ; mais ce lut un naufrage grandiose dont les épaves indi({uent encore ce qu'était le vaisseau. On dirait, d'abord. (jne les Ilots ennemis hésitent à se précipiter sur leur proie : lii coque résiste, mais, peu à peu, les vagues deviennent plu> liirieuses. Au mot de Rivarol, succédera celui de Bullon. Puis ce sera la haine et jalousie de La Harpe qui s'acliarueront contre le poète. Et cependant, à côté de défauts iiniuenses, il y a dans les Muis bien des beautés, bien des hardiesses ; un ouvrage sans valeur aurait-il provoqua autant de criti(jnes et de contradictions ?
Prcs(iue tous lesjoui'naiix parlent longuemeul du poème : 'e Jour/ial de Paris, le Mercure, Y Année lif/i'rairc, <\m sont (les feuilles à la mode, consacrent aux Mois de nombreux articles ' : les PcliO's Affiches, le Journal ilr Muns'triir, el, en province, le Journal de MonlpclUcr, le Journal brelon, les Ajfohi's de iirovince s'occupeul au^si de celle apparition qui lut mi véritable événemcnl.
Le Journal de Paris, par sa critique sévère, s'elali doinié le droil de dire : <■ Ou ne [)ourra persuader ù personne que l'amitié nous ait aveuglés sur les fautes de l'écri-
1. .Notanimeiil : .lunnuil de l'aria, o, i mars, — 31 jujUet luSO; Mercure : i. 11 ci IS mars; — Année UUéruire : w"* (>. 8 et IS do 1780. Voir ai!S.5i dans le Journal enct/clopédif/tie. Irois numér».'d'avril. H S(l consacré:; ;i nidrp poète.
Li: l'ULTi: KOUCllKK. ")!>
v.iiii. " cl â'il rciiduil lioiiimage à l'ok'\alioii iioétiquc de certains morceaux, à l'érudition contenue dans les noies, ;i la pensée touchante du poète qui avait dédié son livre à son père, le rédacteur achevait son article par celle pensée : " I.i- {rrand malheur de M. Uoucher est d'avoir été trop loué d'abord ; aujourdiiui, il en porte la peine et on le déiuiuK' avec une sorte de fureur ; mais, bientôt, il sera remis à >ii vraie place qui ne peut être que très honorable '. »
Des polémiques ne tardèrent pas à s'élever à propos i!e rt riiiines parlit.'s du poèmt'. C'est d'abord M. de la Forél. avocat à Versailles, qui reproche ù Roucher (lavoir, dans sa noie sur la llosièi'c de la Falaise, « fait une sortie un [>eu trop vive contre les seigneurs dont le zèle a cheiciié à diMuier de l'éclat à cette cérémonie ».
Itoucher se défend dans le numéro du :>1 u\iil. On a \ouki le brouiller avec son ami le marcpiis de Tourny et il s'insurge contre celle éternelle manie de voir des allusioris partout : «• Il n'est rien qu'on ne puisse interpréter malignc- I menl el s'il fallait, en écrivant, avoir sans cesse celle crainte \ devant les veux on serait condamné à ne jamais écrire. • (îependant, en vrai disciple de Jean-Jacques, il ne laisse pas échapper cette occasion de décocher un trait aux puissants du jour :
Je compare, dil-il. ilidinnie de leltie:«ii tui ;irclicr qui vi>i' droil au but devani lui, sans regarder nia droite, ni à gauche. La llèclic pari. Si (pi('l»[ue fourvoyé la cioise au passagi' el la reçoit, (ju'il s'en pieime à lui s<miI ; il s'esl percé lui-uièMie.
Le i mai, c'esl .M. de Giiardin (jui proteste contre 1 usage
1. Le (luclciir IJuii^ucres, daus uu niaiiii>ciit dtjà cilé, apie» a\o r rappelé le» iiilriiiiu's et le» cabales, ajoute cette raison ijui a bien au-;i (jiirlqiie valeur : « La pnbliraliou de l'ouvrage a été lelardétd'util' anut'-e. La feixeui des [KiiUsaiis do l'aul-ur sVsi un peu aun..ilie. >•
HO ri^NDANT LA Tr,Rni:L'n.
que HoulIh'I' a fuit de son nom dans le récit do la mort de Jean-Jocqiies.
l>e poète répond ' qu'il a simplement répété ce que l'on racontait partout. Pouclier, qui devait beaucoup à Jean- Jacques-, n'a été guidé que par le désir de défendre son ami et de réduire la calomnie au silence en opposant à ses mensonges la relation touchante des dernières heures vécue> il Krmeiionville.
Le fils de Fréron, héritier des traditions paternelle>, ayant naturellement attaqué le nouvel ouvrage, un anonym»de beaucoup d'esprit crut devoir, dans le Journal de Paris. reprocher au critique son compte rendu veiiiineux. Fréion. ilisait-il. s'était reconnu dans une note des Mois ; de là, son Miiiinosilé contre l'auteur. Houchcr •< (pii préférerait voir s<mi fuivragc vivre ou mourir sans bruit ■' remerrie son déffMis«^ur. mais il déchire" qu'il ne saurait l'approuvi-r.
Pourquoi toujours des porsonaalilés, dit-il? Qu'on saclf hif-n qui- je n'ai pas vi>é Frérou, car il ne peut y avuir rien de coMiuiun entif ce jourualiste et moi.
Pour le consolei' des attaques publiques. Honeher recevait de toutes pails des félicitations et des encouragemenl-.
Deratte, secrétaire perpétuel de l'Acadéinic des scieneede Montpellier, faisait l'éloge'* de ces tableaux de la nature riches, variés et intéressants ».
Votre ouvj'itge, lui disuit-il, u'est jias uiuiiis estimnhic par