I. !■; C.tH HAGi: CIVIL
Lci rêves et les illusions. — Klect'unis aux Klats généraux. — Pivmiers acles. — L'opinion rlo Rouclier prend forme. — Son appréciation ronfiée a sa famille. — La femme et la Révolution. — Une Jeune citoyenne. — Houclier président du district de Saint-Ktiennedii-Mont et notable-adjoint à r.Vssemblée nationale. — Disconrs de Roucher. — La sarde nationale. — Ode » La Fayette. — Railly. maire de Paris. — Lettres de Maliérault. de l'iccini, etc. — La logf des Neuf Soniri devient une société nationale. — La Sociéfé de s:/.
— Roucher en fait partie. — .\ux Feuillants. — Les premiers clubs. - La Fédération de 1790. — Cab:iiiis et Condorcet accentuent leiir^
doctrines. — l'remières séparations. — Roucher reste avec .\iu\n' Chénier. — La traduction de la [licliessc des Nnlions de Smith. — Travaux de l.i Constituante. — .\cceptation de la nouvelle constitution. — l'.oucher et la fuite du mi. — Démission de Railly. — Précepteurs proposés à l'.V-semblée pour fnire l'éducation du dau- [diin. — Lleclions à la Lciiislative. — Rrouille avec Cabanis. — Rixe avec Danton. — Le club de la S.iinte-(;hapelle. — Roucher y prend (dusieurs fois la pande. — llesl candidat ii la Léirislative. — .\ir.ii;e dei Suisses de Cliàteauvicux. — Relies paroles du poète. — Fureur de drégoire et de David. — Rnuclier se prononce contre la Cironde.
— Polémi(pie avec Collot d'Ilerbois. — l.ulle contre Robespiern'.
— Relie campafine de Roucher et d'.Xndié Chénier dans le Joiiriuil il" Paris. — Le café de Vabus. — La cérémonie de Simonneau, maire d'Ltampes. — Roucher fait les jtaroles de l'Iiynme funèbre. — Iternier rayon d'espérance, — Le 10 Août. — Les deux poètes
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acMpli'iil lu n'-|iiililiinii'. — l.a lliU|iO insiilto lus Imiinî'tes goiis ijui ont mené la rarnpafrnc. — Cliéiiier ot Huuclier jii.Si's par Lacrelello it I.aiiiailiii'^. — . Hoiiclier so retire do la lutte. — Il ne s'uccuim' pla> que de rtdncatioii d'Kiilalie et de botanique. — Ilotiaito studieuse. — Perquisitions. — Visit'\s dumieiliaires. — Vu dernier succès à la tribune du Punlliéon IVanrais. — Sa conduite politique sera travestie par Fo^iquior-Tinville dans l'acte d'accusîtion — Le pm'-te e t arrèlf' cl <■ Midiiit :i h) |)ii«on ilc S!aiiiti'-!*i'lai/i'^.
IJi I7H9. toute la liriuTiitioii lilM-iaiie, lillc de N'oltaiic ou (li; Jean-Jacques, marchait, romuie en trioniplie, deriièic (^jndorcet. Celui-ci, avant d'èlin atteint de ce fanatisme M 'gatif qui allait faire de lui le plusdaiiîrereux des sectaires, se montrait à cette lieui'e hénie le plus enthousiaste des illusionnés. Dans les salons, comme l'a si bien remarque Becq de Fouqnières dans une de ses belles études sur .\ndré Chénier, l'ininie du siècle leiupérait peut-être ce qu'il \ avait de faux, d'excessif ou d'absolu dans cet optimisme du philo.sophe. Mais ceux qui, tout en fréquentant la société, sentaient en eux quelque chose de supérieur aux idi'-es supi'rlicielles qu'on émettait autour d'eux, ceux-là croyaient avec une foi inxiiicilile à l'excellence el à l'infailliliilité i\i'< jirincipes.
Pour Houcher, cette force (jiie donnent les convictions raisonnées était encore augmentée de ce que, chez lui, au contraire de beaucoup d'autres, l'hounue ou l'auteur n'avait rien à rétracter de ses opinions ou de ses écrits antérieurs.
Ilégénératioii de la société, destruction de l'arbitraire et des abus, économie dans les linances, égalité devant la loi. indépendance de la pensée, tout ce qu'il y a de beau el de lion dans le gouvernement des hommes quand le prince est sage et libéral à la fois, voilà ce que li' poète enlrevo\ail dans ces rêves des premiers jouis.