‹ Pendant le terreurChapitre 31 sur 84 · bniiiiaire, inédit · texte numérisé non relu

bniiiiaire, inédit

LE POÈTE ROUCnFR. 1H5

aisances qu'il est possible de se doDuer impunément, c'està-dire sans oflenser les yeux de personne. Il ne faut pas être si rechercjié, quand on est esclave et sous la main de la nécessité.

Le croirait-on, la captivité même n'était pas gratuite. Le 21 brumaire, Roucher écrivait à sa (ille*;

J'ai payé aujourd'hui mon deuxième mois de loyer; car, ici, on paye d'avance-. Et puis, il faut arroser de temps en temps la main des personnes qui nous servent, vont et viennent avec une complaisance peu ordinaire.

Le concierge, un nommé Bougeau, était en effet un excellent homme qui aimait à rendre tous les services compatibles avec les obligations de la place qu'il occupait ; et c'est par lui qu'on faisait passer les lettres destinées aux prisonniers.

Roucher se plaît aussi à rendre hommage au ge(Mier-chef.

C'est, dit-il, un homme né doux et humain; il fait son di'voir, mais il en tempère la rigueur par la manière lionnèle, dont il parle et dont il agit.

Le 7 frimaire, nouvelle petite satisfaction : Roucher déménage encore. Il va avoir une cellule pour lui seul, au rezde-chaussée; c'est la tranquillité, la propreté, presque le bonheur. Il veut que madame Roucher et Eulalie soient de moitié dans sa joie; il fait faire un plan de son cachot par Reloul, « de la ci-devant académie de peinture ■>. I^a fenêtre est au midi; dans un angle, un poêle roulant; tout près, le

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