Inédit
218 PEMbA.NT LA TERHEUH.
Malgré les prisons qui se remplissent, malgré les exécutions ordonnées par le tribunal révolutionnaire et qui lui enlèvent ses amis, Roucher conserve ses illusions politiques ; il voit le bonheur de la France au delà de cette crise qu'elle traverse ; il se réfugie dans un respect superstitieux de la légalité.
Heureux, dit-il, qu'il sorte enfin de tout ceci un bon gouvernement. Je le veux encore et je le voudrai toujours, même sous la hache. Si cela arrivait, je dirais en pensant à la prison que j'endure : elle m'a servi à quolqup chose; cela aide à mourir.
Le 28 brumaire' :
En ce niouient, les l'aïuilh's U's [tins civiques peuvent, pai luie erreur, devenir des victimes malheureuses, condamnées aux inquiétudes et aux larmes... Laissez faire au temps. Quand la république sera bien assise et jouissant d'une paix profonde, il sera doux de penser qiion a souffert pour se donner ce bonheur.
A sa femme :
Le jour viendra de me défendre. Jusque-là sachons, toi et moi, soulTrir avec courage l'injustice de ma détention. Il y aurait de quoi rire de pitié de me voir, moi, au rang des gens suspects, si le rire était décent en matière aussi grave. Ah ! comme la haine tantôt et tantôt l'ignorance et souvent l'une et l'autre appliquent les qualilications !
L'État est malade; les membres souffrent; mais ils cesseront LUI jour de souffrir. La santé renaîtra, quand la dernière crise, la crise décisive, aura eu lieu. iNe iierdoiis point courage. L'Assemblée nationale saniii liieii saisii-, dans sa sagesse, le iiiouient